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C’est de toute beauté

Brașov → Sinaia – 45 km

Me voici reparti. Mais pas bien loin : si à Brașov j’étais au pied des Carpates, je suis cette fois en plein dedans, les stations de ski défilent sur la route. Une nouveauté : accident de la circulation ce matin sur la Nationale 1, générant 15 kilomètres de bouchons et presque 2h de retard. Pour une voiture j’entends. Pour un vélo, aucun problème. Bon il y a toujours quelques rageux qui serrent au maximum à droite des fois qu’un impudent tenterait de les doubler par-là, mais globalement, j’ai pu laisser derrière moi cette looongue file ininterrompue de voitures. En jubilant évidemment très fortement. Mouah ah ah ah (rire maléfique).

Et sitôt arrivé à Sinaia, célèbre lieu de villégiature, je cours visiter le château de Peleș, une ancienne résidence royale construite à la fin du XIXème, une petite jeune donc… Mais dans son cas, la valeur n’a point attendu le nombre des années : une pure merveille, comme il n’y en a que peu à travers le monde. Son commanditaire, le roi Carol Ier, voulait pouvoir voyager à travers le temps et l’espace sans quitter les murs de son château. Pari réussi, puisque si l’ensemble est plutôt de style néo-Renaissance allemand, on va retrouver des aménagements complètement différents d’une pièce à l’autre, le tout sans faute de goût évidemment : salon florentin ou turc, mauresque ou français, rococo ou empire, le plus dur sera encore de choisir ou poser ses fesses. En bonus : pas trop de monde ! Si Bran m’avait un poil déçu, je suis sorti de Peleș conquis.

Comme si ça ne suffisait pas, on trouve à 100 mètres un deuxième château, Pelișor, construit pour le prince héritier, qui pensait que Peleș ne ferait pas l’affaire. Puis tout un tas de superbes demeures disséminées à flanc de montagne. Et enfin un très classieux monastère orthodoxe. Pour une bourgade de 9 000 habitants, on va dire que c’est déjà pas mal.

Pour le côté nature, on est évidemment tout aussi bien servi, c’est mon programme de demain. Mais j’ai déjà eu un petit avant-goût : un jeune renard curieux qui pose devant les objectifs ; des écureuils noirs chapardeurs ; et une magnifique affichette à l’entrée de ma résidence « Merci de bien refermer la porte pour éviter que des ours ou des sangliers ne viennent squatter dans le hall ». Le ton est donné.

4 Comments

  1. Peggy NEVEU CODOGNES

    Magnifique en effet ! La bibliothèque, l’escalier, et le clou du spectacle de tes photos (jeune renard)… Un grand merci pour cette sympathique rétrospective de ton péril qui illumine les nôtres !

  2. Perrot Isabelle

    Pas mal cette petite cabane ! Mais aujourd’hui, on aimerait voir si c’est du même acabit ! Tu t’endors sur tes lauriers dans les cols des Carpates ?

    • Vadrouilleur

      Nan aujourd’hui je marchais ! 🙂 Plus de col, fini pour les Carpates, demain je redescends dans la plaine vers Bucarest, mais en train, marre des nationales mortelles !

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