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Là-haut sur la montagne

Sinaia → Babele → Bușteni → Sinaia – 7h de rando et 9 minutes de train

Il y a les Carpates, gigantesque chaîne de montagnes d’Europe centrale, prolongement des Alpes s’étendant sur 8 pays. Et puis il y a les monts Bucegi, un massif montagneux des Carpates méridionales. Une incroyable forteresse naturelle, dont les sommets atteignent les 2500m, presque à la verticale de la vallée où se trouve Sinaia, 1700 mètres plus bas. Parc national, on y trouve une riche flore et une faune encore plus riche. Bon vous vous en doutez, je n’ai pas croisé d’ours, sinon je ne serais pas en train d’écrire cet article. Mais des moutons, leurs fidèles gardiens qui ont voulu me bouffer (je parle des chiens, pas des bergers bien sûr), et tout de même un chamois. Très peu d’humains, si ce n’est à proximité immédiate des téléphériques.

Téléphériques que je n’ai finalement pas pris pour monter. J’étais en forme, je sentais qu’il allait faire beau (du moins que j’allais réussir à passer au-dessus des nuages), alors je me suis motivé. Deux heures de grimpette, pour quitter la dense forêt et rejoindre la prairie alpine. Un panorama à couper le souffle, la plus belle des récompenses (un panorama a-t-il la même intensité lorsqu’il se dévoile à la sortie d’une remontée mécanique ?).

Puis deux heures de plus dans cette vaste zone ouverte pour aller jeter un œil aux étranges formations rocheuses de Babele. Où je retrouve un peu de monde, puisqu’un deuxième téléphérique déboule ici. Que faire ? Pousser jusqu’au sommet local, le mont Omu, 2514m, et redescendre dans une cabine ? Rhâaa nan pas envie, le terrain de jeu est trop beau, je fais la descente à pied (en oubliant le sommet, un peu trop juste niveau timing). Cool en prime je peux tracer depuis Babele jusqu’à Bușteni dans la vallée, puis prendre le train pour quelques minutes afin de rejoindre mon point de départ. Oui je n’aime pas trop les allers-retours, je préfère de loin les boucles !

Mon périple aurait pu s’arrêter là, au fond d’un ravin sur les hauteurs de Bușteni. Car cette descente s’est avérée être l’une des plus difficile (si ce n’est la plus difficile) de ma raisonnablement longue existence. 1200 mètres de dénivelé sur 6 kilomètres, à flanc de falaise, seul au monde (à part un chamois, et quelques corbeaux narquois). Heureusement le long d’un chemin bien balisé, et avec de solides chaînes sur les passages délicats, c’est-à-dire… euh bah un peu tout le temps en fait. Histoire de se mettre dans l’ambiance, on trouvait régulièrement des croix signalant les personnes décédées. Je peux vous assurer que ma concentration et mon adrénaline étaient à leur maximum durant les 2h30 nécessaires à cette dégringolade. Puis d’un coup, sans crier gare, la civilisation. J’ai poussé un véritable hurlement de victoire. Et je me suis sagement assis dans le train.

5 Comments

  1. P'pa

    Sain et sauf, tu as réussis à échapper aux Patous, aux ours et au vertige des ravins. J’ai quelques souveirs de descentes un peu complexes, plus angoissantes que les montées par le même chemin.

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