Brașov
Je me suis presque sédentarisé. Il faut dire qu’on est plutôt pas mal à Brașov, une jolie ville de taille moyenne comme on semble savoir les faire en Transylvanie : un petit centre-ville historique mignon et propret, à la saxonne ; entouré de kilomètres de boulevards interminables où il ne fait pas bon être un cycliste (piéton ça va, les trottoirs sont larges). Ceci dit toutes les agglomérations européennes ont aujourd’hui la fâcheuse tendance à se calquer sur ce modèle : leur intérêt réside principalement dans les quelques blocs de la vieille ville (si elle existe), le reste n’étant que zones résidentielles et commerciales sans âme, urbanisation galopante oblige. Une vieille ville où l’on retrouve (barrez les mentions inutiles) : une place principale animée ; un hôtel de ville ouvragé ; des rues piétonnes bordées de boutiques (de marques internationales) et de restaurants (dont au moins un McDal); des hôtels particuliers tout en élégance ; une cathédrale catholique ; une cathédrale luthérienne ; une cathédrale orthodoxe ; une synagogue ; une mosquée ; des restes de remparts ; un château (bon il y a bien ici une forteresse perchée sur une colline, mais pas vraiment un château) ; une dose plus ou moins conséquente de musées.
Alors puisqu’il faut quand même se distinguer de la ville voisine, on ajoute sa petite touche d’originalité : quelques friches industrielles réaménagées en quartiers bobos un peu originaux ; un éco-quartier pas trop laid dessiné par un architecte de renom ; ou encore une rivière aux berges aménagées propices à la déambulation. Point de tout ça ici, l’originalité de Brașov, c’est qu’un ours peut débarquer sur la place centrale. Ok, ce n’est arrivé qu’une fois, et il y a longtemps. Mais ça a marqué les esprits.
Ce qui est surtout chouette, c’est que la ville est vraiment située au pied de la montagne (ce qui explique que les boulevards soient particulièrement longs, l’agglomération ne peut s’étendre que côté plaine !). En cinq minutes de marche depuis la cathédrale, vous êtes dans la forêt. Et pas une petite forêt urbaine artificielle, nan la vraie forêt dense des Carpates, avec un panneau qui vous prévient que vous risquez potentiellement de croiser des lynx ou des ours (en pratique les chances sont minimes à proximité de la ville, mais plus vous vous éloignez…). C’est un véritable terrain de jeu qui s’ouvre alors à vous, avec pléthores de sentiers. Et de téléphériques, pour ceux qui veulent juste profiter de la vue. On les repère facilement au sommet : leurs t-shirts sont secs.

C’est chouette, c’est vrai. Et tu es bien logé ?
Le logeur est sympa ?
Oh oui l’appart était top, au fond d’une petite cour avec vue sur la ville et chats sympas. Logeur très chouette, même s’il m’a embarqué mes lunettes par inadvertance le premier jour ! 🙂 (je les ai récupéré bien sûr, après avoir fouillé 10 fois toutes mes affaires)
Un terrain de jeu qui donne envie !
Ca va à Rivesaltes on est bien loti aussi, juste un peu moins d’ours ! :p