Mannar → Kalpitiya – 6 h de bus (un peu long…)
Histoire. Il y a 5 000 ans, le Sri Lanka dominait une bonne partie du monde, grâce à un roi immortel qui avait acquis le savoir des Dieux, et à une technologie avancée à base de mercure, qui permettait à ses armées de se rendre n’importe où sur la planète et même dans la galaxie en quelques minutes seulement. Malheureusement, tout cela a été perdu… Ah nan, au temps pour moi, tout cela c’est juste dans la tête d’un local (et sûrement sur quelques sites internet complotistes), qui m’a longuement expliqué l’histoire méconnue de son pays hier au petit déjeuner. Passionnant.
Sport. Le cricket est de loin le sport fétiche des Sri-lankais, petit reste de la colonisation anglaise. Ils ne sont pas mauvais d’ailleurs, et parviennent même parfois à battre leur massif voisin indien. Pour ceux à qui ça ne parle pas, le cricket c’est un peu comme le base-ball, mais avec une batte qui ressemble plus à une planche, une cible à viser, et un épais bouquin de règles. Et tout comme le base-ball (mais ça n’engage que moi), j’ai du mal à trouver un intérêt à ce sport…
Société. Depuis quelques années, une loi interdit de conduire un éléphant en état d’ébriété. Le conducteur, pas l’éléphant. Messieurs les conducteurs d’éléphants, méfiez-vous donc désormais des barrages policiers, vous pourriez vous retrouver en prison pour trois ans. À noter qu’il est aussi interdit de conduire tout autre véhicule en état d’ébriété. Mais les peines sont moins lourdes.
Éducation. L’école, de la maternelle à l’université, est complètement gratuite au Sri Lanka. Cool. Sauf que les places sont parfois limitées, notamment à l’université. Et pour avoir une chance d’y entrer, il est désormais devenu indispensable pour les élèves de suivre de nombreux cours du soir. Très onéreux évidemment. Moins cool.
Religion. Avant d’entrer dans un site sacré bouddhiste, il convient de se déchausser (chaussettes autorisées, et appréciées par les touristes sur le sol brûlant) et de couvrir genoux et épaules. Deux règles plutôt simples. Mais une troisième vient compliquer la vie des drogués aux réseaux sociaux : si généralement on peut prendre Bouddha en photo, il est interdit de se photographier avec lui, notamment en lui tournant le dos, car cela revient en gros à se comparer au saint homme-dieu. On croise bizarrement peu d’influenceurs à l’intérieur des temples.
Communication. Comme leurs voisins indiens, les Sri-lankais ne hochent pas la tête, ils dodelinent. Ce qui peut vouloir dire… eh bien un peu tout en fait. Principalement « oui ». Ou « je ne sais pas trop ». Ou « j’apprécie votre réponse / commentaire ». Ou « c’est tout à fait ça ! ». Ou « trop bien, on va s’éclater ! » Ou « je ne comprends pas ce que tu me dis, mais je fais mine de m’intéresser à toi par politesse ». Tout dépend de la fréquence de dodelinage. Au final, en tant que visiteur, on ne sort jamais très rassuré d’une conversation.
Voilà. C’était vraiment très intéressant.













