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Désolé, je pas très bien parler français

Nouméa

On a beau le savoir, quoi de plus dépaysant que de débarquer en France, à 16 743 km de la France (distance Paris – Nouméa à vol d’oiseau). Enfin, quand je dis « débarquer en France », je voulais dire bien sûr « débarquer dans une Collectivité sui generis d’Outre-mer spécifiquement régie par le titre XIII de la Constitution française ». Je ne voudrais offenser personne, surtout qu’on marche un peu sur des œufs ici depuis un an.

Dépaysant ? Étrange allez-vous peut-être me dire, ça devrait pourtant l’être nettement moins que les Fidji voisines. Peut-être pour qui vient directement de métropole. Mais pour votre serviteur, qui vit dans un dépaysement constant depuis bientôt 3 ans, et qui est habitué à entendre parler anglais, espagnol, ouzbek, japonais ou tagalog, je peux vous garantir que c’est particulièrement dépaysant d’entendre des « Bonjour » à longueur de journée. J’ai d’ailleurs envie de répondre « Bula ! », et je m’embrouille encore un peu dans des salutations françaises de base. Mais ce n’est pas qu’une histoire de langue. Les noms des lieux, les panneaux de circulation, les boîtes aux lettres, les enseignes des magasins, même les maisons, tout rappelle la France. Sauf qu’il fait 30 degrés au mois de janvier, et qu’un lagon azur borde la capitale de la Nouvelle-Calédonie. Avec des panneaux « Attention requins » à intervalles réguliers, malheureusement les attaques sont en hausse ; enfin, elles restent négligeables évidemment, mais une petite psychose s’est néanmoins installée.

Alors bien sûr cet effet va rapidement se dissiper. J’espère tout de même que le dépaysement restera. C’est en tout cas plaisant de chercher un peu moins ses mots qu’en anglais ! Et si mon petit coin de Paradis fidjien me manque, ce n’est pas non plus désagréable de profiter à nouveau des bienfaits de la « civilisation » : internet, eau chaude, clim, machine à laver… En soi, tout cela ne manque pas vraiment quand on ne l’a pas (même si internet, c’est parfois rageant) ; mais on est content quand on l’a. Comme quoi, notre société moderne ne nous apporte finalement rien d’essentiel, juste du bonus !

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