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Pour qui aime les oiseaux

Quito → Mindo – 2 h de bus (depuis la gare routière)

Chaque année, la société américaine Audubon organise entre le 14 décembre et le 5 janvier un grand comptage d’oiseaux à travers le monde. Tout participant est le bienvenu ! L’objectif : recenser avec son équipe (au minimum un ornithologue éclairé doit être présent) un maximum d’espèces et d’individus en 24 h dans un cercle déterminé de 24 km de diamètre. Eh bien le petit village où je viens d’arriver a « gagné » (même si ce n’est pas vraiment un concours) le recensement plusieurs années de suite, avec plus de 400 espèces observées (sur les 500 que compte la zone). Plutôt correct, sachant que par exemple on dénombre au total sur l’ensemble de la France métropolitaine environ 600 espèces.

Alors il y a peu de chances que je puisse en observer autant à mon humble échelle. Mais tandis que j’écris cet article sur la terrasse de ma chambre d’hôtes, des dizaines de colibris chamarrés volent autour de moi, attirés par l’eau sucrée mise à disposition. Bon ok c’est un peu de la triche, mais ce n’en est pas moins particulièrement merveilleux. Tandis qu’au sol, ce sont des agoutis qui se promènent sans grande crainte, grignotant quelques fruits tout en me surveillant du coin de l’œil.

Il faut dire que j’ai quitté les hauteurs andines pour plonger dans la dense forêt de nuages, étagée ici entre 1200 et 1500 m. Je suis en pleine saison des pluies, donc forêt de nuages n’est pas un vain mot, et les après-midi se passent généralement sous la flotte. Bon ce n’est pas non plus comme s’il faisait vraiment froid, mais ce n’est pas ici que l’on peut faire sécher son linge sans machine… De toute façon, les meilleures observations d’oiseaux se font entre 6 h et 10 h du matin, quand le ciel est généralement plus clément. Rendez-vous donc demain. Le réveil va piquer… En tout cas l’Équateur continue de me charmer avec toute son incroyable diversité. Je n’avais pas encore testé la jungle locale, c’est désormais chose faite.

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