Quito
Les plus hauts volcans du monde se trouve en Équateur. D’ailleurs, le pays se targue aussi d’avoir le sommet le plus éloigné du centre de la Terre, à savoir le Chimborazo, 6 236 m, et 6 384,416 km du centre de notre planète pas vraiment ronde (tandis que le sommet de l’Everest n’est qu’à 6 382,605 km, à peine une colline…). Mais le volcan qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le Cotopaxi, un cône parfait de 5 897 m à une cinquantaine de kilomètres au sud de Quito, et toujours actif, contrairement à son grand frère. Bon, la dernière éruption cataclysmique date tout de même de 1877, avec des lahars qui firent des milliers de victimes. Mais il crache tout de même régulièrement son lot de cendres. Pas aujourd’hui en tout cas. Ce qui va me permettre d’aller me balader un peu sur ses flancs.
Le sommet est jouable, mais sur deux jours, et bien équipé. Je me contente pour ma part d’une excursion journalière, organisée, la zone n’étant pas vraiment facile d’accès sans un véhicule personnel. Phénomène exceptionnel (selon notre guide) : il a neigé la veille, et les flancs de la montagne sont recouverts d’une fine pellicule blanche à partir de 4 500 m, nettement en dessous de la limite actuelle du glacier, aux alentours de 5 300 m. La surface de celui-ci a d’ailleurs été divisée par deux depuis 40 ans, et ça ne s’arrange évidemment pas. On n’aura bientôt même plus besoin de crampons pour atteindre le sommet… Pour ce qui est de notre petit groupe, l’objectif du jour est simplement de rejoindre le refuge à 4 864 m, en partant d’un parking à 4 600 m. Pas un gros exploit donc, même si bien sûr l’altitude complique singulièrement la tâche. Pour ma part je pousse jusqu’aux 5 000 histoire de (4 970 selon Strava, mais je ne lui fais que moyennement confiance, étant donné qu’il m’a sucré 50 m sur le sommet de la veille, nan mais oh !), mais je dois alors faire demi-tour, la neige allant en s’épaississant. Pas un temps de rêve malheureusement aujourd’hui, avec quelques trouées bleues occasionnelles, mais les nuages restent bien accrochés. Je me prends même une violente averse de grêle un peu plus bas. Les joies de la montagne. Finalement, le cône est superbe, mais j’ai préféré ma petite excursion improvisée de la veille, plus impressionnante.
Néanmoins, cette balade dans la neige m’aura permis d’avoir une longue conversation passionnante avec une trumpiste convaincue, une grande première en ce qui me concerne (je n’avais croisé jusqu’alors que des démocrates désespérés en voyage). C’est absolument fascinant ! Tous les grands sujets de prédilection de l’homme orange y sont passés, de l’immigration illégale (tous les meurtriers de la planète débarquent en masse chez nous pour profiter des aides sociales) au wokisme (en Californie ils enlèvent les enfants à leur famille pour les faire changer de sexe), en passant par diverses théories du complot (le COVID a été volontairement diffusé par les Chinois pour dominer le monde, un classique) et d’intéressantes digressions géopolitiques (au fond Poutine n’a pas vraiment tort d’attaquer l’Ukraine, c’est pour se prémunir d’une invasion de l’OTAN. Et Zelensky qui pendant ce temps détourne à son profit des millions de nos beaux dollars, un scandale !) – quelques exemples parmi d’autres. J’ai tenté de creuser un peu, d’aller chercher au-delà de la propagande et des propos souvent contradictoires, mais ce n’est pas simple. Une belle expérience en tout cas.






















Snorkeler avec les lions de mer, puis grimper des sommets incroyables. Fantastique.
Quant au Trumpisme, sidérant, hors logique totale, insensible aux arguments rationnels…. On ne sait comment atteindre la raison tellement l’émotionnel barricade le cerveau…..
Après avoir voté démocrate pendant 15 ans, elle a ensuite eu apparemment une « révélation »… (Fox news ?)
Oui en tout cas l’Equateur c’est un sacré pays !