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Les Galápagos : enjeux

Puerto Isidro Ayora

Tout n’est pas rose pour autant au paradis, ce serait trop facile. Les Galápagos sont restées inhabitées jusqu’à l’arrivée des Espagnols en 1535 (même si ces derniers découvrirent a priori quelques traces de campements abandonnés depuis longtemps). Après quelques millions d’années de tranquillité, la nature allait finalement découvrir l’homme, pour son plus grand malheur.

L’archipel fera longtemps office de repaire de pirates, puis servira d’escale pour les baleiniers, sera ensuite transformé en colonie pénitentiaire, avant de finalement devenir un parc national en 1959. Il était temps. Car malgré une présence humaine somme tout réduite durant quatre siècles, le riche et fragile écosystème de ces îles a été définitivement perturbé. Notamment à cause de la chasse (plus possible aujourd’hui heureusement) et des espèces invasives (faune comme flore). Et ne parlons même pas de changement climatique…  

Un bon exemple est celui de la célèbre tortue géante des Galápagos. Sur les 10 espèces initialement existantes, il n’en reste plus que 7 aujourd’hui. D’ailleurs le dernier représentant de l’une des trois espèces disparues, le bien-nommé « Georges le Solitaire », est mort sans descendance en 2012, les chercheurs ayant vainement tenté de le faire se reproduire pendant 40 ans… Et tandis que la population initiale de tortues était estimée à 250 000 individus à l’arrivée de l’homme, il n’en reste plus aujourd’hui qu’environ 15 000 (un nombre heureusement en augmentation graduelle). Pourquoi donc ? Tout d’abord à cause de l’importation volontaire de chèvres, qui détruisent les sources de nourriture des reptiles ; et l’importation involontaire de rats, qui pillent les nids (à noter que chèvres comme rats sont en bonne voie d’éradication). Mais surtout car ces prodigieux chéloniens ont le malheur de pouvoir survivre plusieurs mois sans eau ni nourriture ; ainsi pirates et baleiniers s’en servirent comme source de viande fraîche : il suffit de retourner l’animal, et de revenir le faire griller quand la faim se fait sentir, pratique…

Le parc national a donc mis fin à ces abominations, en protégeant de manière extrêmement stricte 97% des terres émergées, ainsi qu’une zone de 40 milles nautiques autour de celles-ci. Sauf qu’une autre source d’ennuis potentiels a commencé à débarquer peu de temps après, une sous-espèce invasive, Homo Sapiens Tourismus.

2 Comments

  1. P'pa

    J’ai bien connu le fou à pattes bleues, un cousin du fou de par chez nous. Quand au pélican, c’est un peu comme les hommes, certains préfèrent l’ombre, d’autres le soleil… A moins que le « propriétaire » du parasol ne laisse pas ses congénères s’approcher.

    • Vadrouilleur

      Sont pas commodes ces pélicans. Comme la plupart des résidents historiques de ces îles de toute façon, on n’est pas sur des chatons mignons… Les fous à pattes bleues remportent la palme avec les tortues des souvenirs made in China !

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