Amed → Sanur – 4 h de navette
Terminer un périple de trois ans par l’Indonésie, c’est un peu comme un énorme pot de Macadamia Nut Brittle devant Netflix après une rupture : une nécessaire dose de douceur dans un monde de brutes.
Troisième session indonésienne donc. Toujours un régal. À part quelques États limitrophes de la France (quatre fois en Allemagne, je ne compte plus pour l’Espagne…), je n’ai jamais autant squatté un pays. Pour autant, j’ai toujours l’impression de n’avoir fait qu’effleurer l’incroyable complexité (topographique, naturelle, culturelle, religieuse…) de ce prodigieux archipel. Pensez-vous, quelques 17 000 îles, j’en ai visité… 17. Un millième. Et encore, quand je dis « visité » : j’ai par exemple simplement passé deux jours à Berau sur Kalimantan (Bornéo), une île qui fait quasiment une fois et demi la taille de la France. Bref, largement de quoi faire en Indonésie pour toute une vie.
Ces 53 jours passés sur place auront été très, très tranquilles. De toute façon, l’idée n’était plus vraiment de visiter. Enfin si, les fonds marins avant tout. Et pour ça, j’ai été plutôt gâté avec 32 immersions, plus d’une journée entière sous l’eau… Des requins en pagaille, des tornades de barracudas, un rare lac d’inoffensives méduses, deux énormes requins-baleines littéralement à portée de main, une splendide épave à quelques mètres du rivage, des poissons par millions, de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs. Et bien sûr, les sublimes raies mantas longtemps fantasmées. Pour ce qui est de la surface, je me suis surtout limité à de longues balades en scooter et à de multiples apéros devant les flamboyants couchers de soleil tropicaux, comptant les jours, plus que jamais conscient du caractère éphémère des choses.
Hier encore, j’avais 40 ans. J’en ai 43. Et je rentre chez moi.




















Les scooters sont toujours aussi chargés ! Thermiques sûrement !
Trois ans fantastiques et encore des années fabuleuses devant toi ici ou là !