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Autre style

Maratua → Berau → Balikpapan → Denpasar → Nusa Lembongan – 3 h de bateau, 1 h de vol, 1 h 20 de vol, et enfin 40 min de bateau (plus un peu de voiture entre tout ça)

Me voici donc à Bali, 12 ans après mon dernier passage dans le coin. Enfin, pas tout à fait, plutôt sur une petite île au sud-est de ses côtes. Oui je sais, Bali est aussi une île, mais une grande (les 2/3 de la Corse), tandis que Nusa Lembongan fait office de confetti (8 km²). Vu le développement irrépressible de l’« île des Dieux » ces dernières années, et vu qu’elle était déjà particulièrement touristique lors de mon premier passage, je m’étais dit que je n’y mettrai plus jamais les pieds (même s’il y a 12 ans c’était plutôt sympa). Car passer de Maratua à Bali, c’est un peu comme enchaîner la Creuse (version bord de mer) avec la Côte d’Azur. Rajoutez le côté exubérant de l’hindouisme contrastant avec l’austérité de l’islam, et vous n’avez plus vraiment l’impression d’être en Indonésie.

Pourquoi revenir ici alors me direz-vous ? Eh bien, pour les mantas bien sûr, vous n’avez pas lu l’article précédent ou quoi ? Et fort heureusement, si Nusa Lembongan partage historiquement la même culture que sa grande sœur, elle n’a que fort peu à voir en terme de développement touristique. Attention hein, je n’ai pas parlé d’un petit îlot perdu avec un village de pêcheur et deux hôtels. Non non, petites guesthouses, warungs (restaurants locaux) et boutiques de souvenirs sont légions, mais on est loin de la saturation et du bling balinais. Le cadre est ici plus familial, plus authentique, la plupart des routes sont encore en terre battue, et les influenceurs viennent plutôt se prendre en photo sur Nusa Penida, l’île voisine, lors d’excursions à la journée. D’ailleurs, seulement quatre types de touristes fréquentent majoritairement Lembongan : les familles en quête de calme, les plongeurs en quête de mantas (présent !) ou du mola mola, les surfeurs en quête de reef breaks, et les adeptes de yoga en quête de souplesse. Amis teufeurs, circulez, il n’y a rien à voir.

Bien, après donc ce changement d’ambiance sur deux jours et moult sessions de transport, je peux reprendre mes activités habituelles.

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