Menu Fermer

Le der des ders

Jakarta → Tandjung Redeb (Berau) – 2 h 30 de vol

Nous y voilà : ces vadrouilles touchent à leur fin. « Ouiii, on la connaît celle-là, tu nous annonces la fin et en fait tu vas repartir pour une ou deux saisons bonus. » Eh bien non. Pour deux raisons fondamentales. Déjà mon compte en banque n’est plus que l’ombre de ce qu’il était il y a trois ans. Pour rappel, j’ai préféré ne pas m’en remettre à des gogos followers pour financer ce périple. Le confortable petit pécule personnel dont je disposais au départ a donc fort logiquement fini par disparaître. Et ensuite il est temps que je me retrouve un CDI avant que l’IA ne supprime tous les postes dans l’informatique. Quand je suis parti début 2023, on pouvait demander à une amusante petite appli nommée ChatGPT de nous raconter des blagues. Aujourd’hui, cette IA et sa bande de copines rendent des millions de jobs obsolètes et font s’envoler la fortune de quelques (mâles) opportunistes vers la stratosphère. « Naaan, mais tout va bien, ils font ça pour le bien de l’humanité, grâce à l’IA plus personne n’aura besoin de travailler, on va tous toucher un énorme revenu universel, puis on se mettra tous à chanter et à danser en se tenant la main… » Mouah ah ah. Évidemment. Par ailleurs, il s’avère que le vagabond que je suis devenu commence à aspirer à nouveau à la sédentarité (pour un temps). Et mon entourage aspire de même. Il est donc temps de rentrer. J’ai même déjà une date : le 5 août. Enfin, à condition que Donald et Benji aient fini de faire mumuse, car j’ai une escale de quelques heures à Dubaï.

Le tout étant maintenant de finir en beauté. J’ai pour ce faire choisi l’Indonésie. Oui, j’y suis déjà allé. Deux fois. C’est d’ailleurs bien pour ça que je décide d’y retourner une troisième fois. Pas comme si on avait affaire à un petit pays de toute façon : si, allez savoir pourquoi, on s’amusait à passer ne serait-ce qu’une unique journée sur chacune des îles habitées de l’archipel, il faudrait déjà plus de deux ans et demi. Sachant aussi par exemple que l’île de Bornéo, où je me trouve aujourd’hui, est nettement plus grande que la France… Bref, l’objectif pour le moment est de me concentrer sur un petit groupe d’îles situé dans la mer de Célèbes, et notamment l’atoll de Maratua, où je vais passer les quinze prochains jours. Minimum. Car il n’est pas impossible que je me retrouve sur un Wayalailai bis (cf. les Fidji) dont je n’ai plus vraiment envie de repartir. Je ne vous en dis pas plus pour le moment, car de toute façon, je n’en sais guère plus. Si je m’y plais finalement moins que prévu, eh bien j’aurai encore quelques semaines et l’embarras du choix.

Allez, c’est parti pour l’exploration (tout en douceur) du 56ème et dernier pays de ces longues, belles et presque achevées vadrouilles.

3 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *