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Parc National de Seoraksan – Journée soleil…

Sokcho / Parc National de Seoraksan

… ce qui est quand même nettement mieux pour faire ce pour quoi j’étais venu dans ce coin de Corée : randonner dans leur plus beau parc national. L’histoire veut que dans les années 60, le président-dictateur coréen ait visité le célèbre parc du Yosemite aux U.S., et qu’il ait trouvé une certaine ressemblance avec le massif de Seoraksan, dont il décida de faire un parc national. Effectivement, même si en l’occurrence je ne connais pas le Yosemite autrement qu’en photos, il semble y avoir un petit air de famille, avec ces immenses parois granitiques qui émergent de la dense forêt (qui explose de couleurs à l’automne). J’aurais même tendance à dire qu’il est mieux que son homologue, puisqu’il possède un énorme avantage : les visiteurs Étatsuniens sont rares ici (comment ça c’est du racisme primaire ? Eh bien soit, j’assume…).

Le parc connut sa grande heure de gloire dans les années 70-80, et les hôtels fleurirent au plus près de l’entrée pour accueillir des contingents de Séouliens venus se dégourdir les jambes. Las, les temps ont changé, la destination est passée de mode au profit d’autres (plus balnéaires), et si la foule est toujours dense le week-end, nombre d’hôtels ne sont désormais plus que des ruines. Un peu tristoune. Mais pas grave, la montagne n’en a que faire, et elle se porte d’autant mieux sans horde d’humains.

Après deux petites balades sous la pluie dimanche (mais avec un peu de grimpette tout de même, faut pas déconner), et une journée off hier, il fallait tout donner aujourd’hui, où la météo semblait enfin favorable (et les prévisions se sont avérées justes, hourra). Au menu : une boucle autour de la spectaculaire « crête du dinosaure », une succession de pics rocheux faisant effectivement penser au dos d’un gigantesque saurien antique. Le hic : les gestionnaires du parc ont décidé de classer cette sympathique balade dans la catégorie « difficulté extrême ». Ce qui ne rassure jamais totalement, même avec des jambes plutôt bien entraînées.

Il s’est avéré en l’occurrence que la catégorisation n’était pas complètement imméritée. Mais à condition de partir tôt, de ne pas trop chômer en route, et d’avoir fait le plein de motivation avant de se lancer, cette crête s’est avérée parfaitement faisable. Et a offert aux braves des vues époustouflantes sur l’ensemble du parc, jusqu’à la mer en contrebas. À noter que j’étais loin d’être le seul à tenter l’aventure, sauf que la plupart des participants découpaient la boucle en deux, étant donné la présence de deux refuges sur la route. Malin.

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