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Terre brûlée, au vent, des landes de pierre

Seogwipo → Jeju-si – 1 h 15 de bus

Retour à Jeju-si pour une ultime nuit avant de quitter l’île. Ce n’était pas vraiment l’idée originale, puisque je devais m’envoler dès aujourd’hui pour ma prochaine destination, Busan. Sauf que j’ai découvert tardivement qu’une sorte de grosse foire internationale annuelle s’y tient ce week-end, et que tous les hôtels à tarifs raisonnables de la ville sont réservés depuis belle lurette. Donc c’était soit changer mon billet d’avion et passer une nuit de plus sur Jeju, soit dormir au Hilton de Busan. Bon. On n’est pas si mal ici…

Ce qui m’a finalement permis de me faire une dernière balade dans les hauteurs de l’île, dans le très surprenant Parc de la Pierre. Ok, je dois reconnaître que le nom ne vend pas forcément du rêve, et je me suis longuement tâté avant d’y consacrer ma dernière journée. Mais oubliez un instant ce patronyme peu vendeur, et imaginez plutôt un immense domaine herbeux et boisé où, à travers différentes expositions intérieures et surtout extérieures, vous allez réaliser que Jeju n’est en réalité qu’un énooorme caillou, accompagné de milliards de plus petits collègues. Et que depuis qu’elle a débarqué dans le coin, la population locale a dû composer avec cette terre à la fois riche et ingrate. À Jeju, la pierre est partout, quoi de plus normal que de lui consacrer un musée ! Cette roche volcanique sombre, tendre et poreuse a trouvé sa place dans la vie quotidienne, mais aussi spirituelle. Et lorsqu’elle n’est pas taillée par l’homme, elle se plaît à faire appel au vent et à l’eau pour prendre les formes les plus étranges. Si vous aimez la patiente éternité du monde minéral, vous adorerez ce Parc de la Pierre.

Bien, j’en ai donc terminé avec Jeju. Alors je ne sais pas si l’île a sa place parmi les 7 Nouvelles Merveilles Naturelles du Monde, mais on ne peut lui dénier un charme certain, notamment quand un beau ciel bleu contraste avec le noir profond de la roche. Ciel bleu qui n’a malheureusement pas trop répondu à l’appel, me laissant tout juste le temps de partir à l’ascension d’Hallasan, le (désormais) paisible volcan à l’origine de l’île. Si l’on sent Jeju éminemment touristique, il est toutefois facile d’échapper à la foule (a fortiori avant la haute-saison) pour peu que l’on s’éloigne un peu des points de vue (munis d’énormes parkings) et des plages. On découvre alors une île authentique, rurale, minérale, qui vit au rythme des marées et des saisons. Un joli bout du monde.

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