Beijing
Je profite d’un premier trajet dans un TGV chinois pour reprendre la plume. TGV qui pourrait donner quelques leçons au nôtre en terme de confort, de tarification, et même de restauration, puisqu’en plus du classique sandwich triangle qui vient jusqu’à ton siège (même si ici on est plus sur du plateau-repas), tu peux aussi t’amuser à commander en ligne ce qui te botte dans l’un des restaurants d’une gare où ton train va faire escale : là encore, ton petit colis finira immanquablement par arriver jusqu’à toi.
Alors, Beijing…
Le Palais d’Été ? Un gigantesque ensemble de superbes résidences et de temples impériaux du XIXème (les originaux ayant été cramés lors d’une invasion franco-anglaise) dans un agréable parc paysager (avec lac). Importante fréquentation, mais vu l’espace disponible, il ne faut que raisonnablement jouer des coudes, principalement lors de l’ascension d’étroits escaliers.
Le Temple du Ciel ? Un gigantesque ensemble de temples impériaux du XVème dans un agréable parc paysager (sans lac). Fréquentation massive, surtout autour de la photogénique « Salle des prières pour la bonne moisson ». Belles couleurs au coucher du soleil.
TianAnMen ? Une gigantesque place du XXème à l’architecture résolument communiste. Fréquentation raisonnable, mais l’intrusif contrôle de sécurité est beaucoup trop long pour une place à l’intérêt somme toute limité, sauf si vous êtes amateur d’histoire ou de militaires défilant au pas. À noter qu’il est théoriquement possible d’y contempler le corps embaumé de Mao Zedong, mais pas lors de notre passage.
La Cité Interdite ? Une gigantesque ville dans la ville du XVème, un labyrinthe de pavillons, palais, places, jardins, portes monumentales, le tout entouré par d’imposants remparts. Fréquentation monstrueuse, mais la majestueuse taille des lieux permet finalement d’absorber la foule. En quittant l’axe centrale, il est même presque possible de profiter d’une certaine solitude, le temps d’un cliché. Presque.
La Grande Muraille, section Mu Tian Yu ? Un gigantesque mur courant le long de milliers de kilomètres de crêtes. Néanmoins sur cette section parfaitement restaurée (trop?), il n’est possible de parcourir qu’environ 5 kilomètres, en traversant une vingtaine de tours. Amplement suffisant pour mettre à l’épreuve la plupart des mollets. Le petit plus de cette portion : le plaisir de redescendre dans la vallée en luge d’été. Assez improbable. Fréquentation malheureusement conséquente, même s’il est possible de trouver un peu de calme dès lors que l’on s’éloigne de l’arrivée des deux remontées mécaniques. Oui car s’il est possible de grimper par soi-même (ce que nous avons tous fait !), la grande majorité des visiteurs profite du confort d’un télésiège.
Vous avez peut-être dû noter la redondance d’un mot : gigantesque. Et on n’est pas sur une simple exagération de ma part. Gigantisme absolument nécessaire cela dit, vu l’incroyable quantité de gens que la ville accueille au quotidien, résidents comme touristes. Ces derniers sont principalement chinois, les étrangers étant encore très minoritaires, et se trimballer dans les hutongs (ruelles locales) avec un ado blond d’1m80 attire tous les regards. En tout cas, une superbe entrée en matière.
Allez, on enchaîne. 4 heures de train pour parcourir un peu plus de 1 000 kilomètres. Gigantesque, et efficace donc.
Note : pour les photos, ça attendra un peu…