Côn Dào → Hô Chi Minh-City → Guangzhou (Canton) → Beijing (Pékin) – 1h, puis deux fois 3h de vol
J’avais prévenu : cette session vietnamienne ne pouvait qu’être brève, puisque attendu à Beijing à date fixe. J’aurais certes pu explorer un peu plus, car après tout de nombreux visiteurs se font la traversée express du pays en deux semaines. Mais là n’était pas l’idée. Déjà parce que j’avais bien parcouru le Viêt Nam du sud au nord il y a 12 ans (en 27 jours). Et ensuite, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, car mon rythme a nettement ralenti sur cette 4ème saison de Vadrouilles, qui se veut plus contemplative. Or après quelques jours intenses à Hô Chi Minh-City, Côn Dào s’est effectivement parfaitement prêté à la contemplation.
Cependant, le rythme va à nouveau remonter de plusieurs crans dès demain, car voici venir la période du traditionnel regroupement familial. Après la Lettonie, la Pologne, le Japon, Taïwan, le Mexique et Cuba, c’est désormais en Chine que je vais jouer au guide touristique (même si certains argueront que Taïwan, c’est aussi la Chine…), avec quatre visiteurs me rejoignant à Beijing pour deux bonnes semaines. Forcément, l’idée n’est pas de rester statique durant cette période, mais bien d’essayer de profiter au maximum de ce que l’immense Empire du Soleil Levant a à offrir. Et vous vous en doutez, il a beaucoup, beaucoup à offrir. Grande comme X fois la France, héritière d’une histoire multi-millénaire, la Chine est évidemment l’un des grands noms du tourisme mondial. Sauf que pendant longtemps, le pays n’était guère accessible que via un coûteux tour organisé, et obtenir un visa obligatoire était une procédure plutôt pénible. Mais les temps ont changé, et désormais visiter la Chine revient (presque) à visiter n’importe quel autre pays : 30 jours gratuits sans visa, et possibilité d’aller en solo où bon nous semble (même si pour le Tibet la présence d’un guide certifié reste toujours obligatoire, faut pas déconner). Les seuls difficultés subsistantes sont liées à la barrière de la langue (mais rien d’insurmontable avec une bonne appli de traduction) et à la censure internet affectant de nombreux sites occidentaux (mais rien d’insurmontable avec un bon VPN).
Au programme de ces deux semaines bien chargées : 4 jours à Beijing/Pékin pour commencer, avec bien sûr les incontournables mondialement connus que sont la place Tian An Men, la Cité Interdite et la Grande Muraille. Puis 2 jours à Xi’an pour admirer notamment l’incroyable Armée de Terre cuite. Ensuite 2 jours à Chengdu pour rendre visite aux pandas, les animaux les plus emblématiques (et plus mignons) de Chine. 2 jours à l’imprononçable Zhangjiajie pour tenter d’apercevoir dans la brume les formidables montagnes karstiques qui ont inspiré James Cameron pour ses films Avatar. Dans la foulée, une journée à déambuler dans la féerique Fenghuang, l’une des villes « traditionnelles » parmi les mieux conservées du pays. Enfin 2 derniers jours à Chongqing, où le contraste avec Fenghuang risque d’être intéressant, puisque la métropole incarne parfaitement la Chine moderne (voire futuriste) avec gratte-ciels vertigineux et néons clinquants. Suite à cela, deux de mes visiteurs s’en regagnent leur France natale, tandis que je poursuis encore un peu avec les deux restants à Yangshuo, pour quelques balades dans l’un des paysages les plus célèbres de la « Chine éternelle ». Et il me restera alors une dizaine de jours en solitaire pour compléter ce premier aperçu de ce pays-continent, qu’il faudrait des années pour parcourir intégralement. Un beau programme (du moins je l’espère), éclectique, qui devrait satisfaire petits et grands.
Bien sûr voyage de groupe oblige, attendez-vous à me voir délaisser ce blog, qui l’est déjà un tantinet depuis le début de cette saison 4, la contemplation ne se prêtant pas forcément à un article quotidien. Alors sur ce, partons à la découverte d’un pays incontournable, qui a longtemps (et qui va à nouveau) dominé (-er) le monde.





