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Un peu de géographie vietnamienne

Hô Chi Minh-City → Côn Dào – 45 min de vol

Même si je n’explorerai cette fois-ci qu’une infime partie du Viêt Nam (ou Vietnam, ou Viet Nam, ou République socialiste du Vietnam, c’est vous qui voyez…), rien ne nous empêche de nous pencher un peu sur la géographie de cette longue bande de terre.

1 650 km séparent la frontière nord (avec la Chine) de la pointe sud de ce pays, tandis que dans sa plus petite largeur, il suffit de parcourir à peine 50 km pour aller du Laos à la mer de Chine méridionale (qui est appelée ici « mer de l’Est », source de tensions territoriales avec le puissant et encombrant voisin du nord). Aux extrémités néanmoins, le Viêt Nam « s’épaissit » autour de deux régions naturelles : le delta du Mékong au sud ; et le delta du fleuve Rouge au nord. Ces deux zones hébergent l’essentiel des quelques 100 millions de Vietnamiens, avec deux villes principales comme moteurs : Hô Chi Minh-City au sud, capitale économique ; et Hanoï au nord, capitale politique et culturelle.

Côté relief, là où il n’y a pas de larges deltas, on trouve de hautes montagnes tout au nord, avec notamment le Fansipan (3 143 m), point culminant de la péninsule indochinoise ; et dans le centre, d’impressionnantes collines karstiques caractéristiques de cette région du monde (un peu l’image d’Épinal de l’Asie millénaire, rizières et vertigineuses collines). Quelques milliers d’îles émaillent par ailleurs le littoral, dont bien sûr le petit archipel de Côn Dào où je me trouve.

Côté climat, pas de grosse surprise, on est sur du bon vieux tropical humide, avec une saison sèche et une saison des pluies (quelques typhons potentiels à l’automne). Dans le nord, c’est plutôt subtropical, et les hivers peuvent être un peu plus frais, voire il faut sortir sa petite laine en montagne.

Le Viêt Nam se classe à la 16ème place mondiale en terme de biodiversité. Plutôt pas mal, pour un pays qui a été massivement aspergé d’agent orange (un puissant défoliant cancérigène) par les Étatsuniens pendant leur longue guerre impérialiste. Même si malheureusement, comme actuellement partout sur la planète, les nouvelles ne sont pas très réjouissantes : 300 espèces animales et 350 espèces végétales sont menacées d’extinction prochaine, à cause notamment de l’urbanisation galopante, de la destruction des milieux naturels et de la surexploitation des ressources. Rien de bien neuf sous le (chaud) soleil en somme…

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