Polonnaruwa → Anuradhapura – 3 h de bus
Je l’avais évoqué au tout début, si le Sri Lanka propose pléthore de safaris dans ses parcs nationaux, vous avez tendance à y croiser plus de jeeps que d’animaux (il n’existe malheureusement pas de possibilités d’exploration pédestre), avec embouteillages monstrueux et nuages de gaz d’échappement à la clé. Très peu pour moi. J’avais néanmoins vu qu’il existait une exception dans le nord : le parc national de Wilpattu, le plus vaste de l’île, nettement moins fréquenté. Pourquoi ? Eh bien il est assez éloigné des zones les plus touristiques (pas de plages ni de montagnes à l’horizon), et surtout sa taille conséquente fait qu’il est plus dur de garantir des observations d’animaux. Ce qui me convient parfaitement : la rencontre n’en est que plus belle.
Mais avant de partir en quête d’animaux sauvages, il m’a fallu dénicher d’autres voyageurs prêts à partager une jeep avec moi. Car s’il est tout à fait possible de partir seul, le coût est nettement (nettement) plus élevé. Et puis c’est plus marrant à plusieurs. Une première quête fructueuse : nous serons quatre voyageurs motivés, francophones pour ne rien gâcher.
Et c’est parti pour une grosse dizaine d’heures (de l’aube au crépuscule) à l’arrière d’un énorme véhicule tout-terrain bricolé, avec l’espoir d’en prendre plein les mirettes. L’objectif du jour : tenter d’apercevoir un léopard. Car oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, le Sri Lanka est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer ces magnifiques félins solitaires. Assez vite, les belles rencontres s’enchaînent : mangouste, cerf axis, cerf sambar, buffle, macaque et langur pour les mammifères ; paon, calao de Malabar, bec-ouvert indien, tantale indien, ibis à tête noire, marabout chevelu, aigle huppé, guêpier vert, et coq de Lafayette (endémique) pour les oiseaux les plus notables. Une belle surprise : un ours lippu à la recherche de ses termites quotidiennes. Et puis… rien de plus, pendant des heures.
Mais notre chauffeur garde la foi. Et nous aussi par la même occasion. Ce qui finit par payer : en fin d’après-midi, un splendide léopard mâle surgit de la jungle à quelques mètres devant nous, traverse tranquillement la piste dans toute sa prestance, et disparaît à nouveau dans l’épaisse végétation. Instant de grâce absolue. La journée se termine sur un petit nuage. Bon, pas d’éléphant aujourd’hui, dommage. Enfin, c’est ce que l’on pensait. Car sur la route du retour (pas dans le parc donc), un petit attroupement sur le bas-côté. Qu’est-ce donc ? Oh bah tiens, un vieux mâle en train de se baigner. Pas à côté, mais qu’à cela ne tienne, la bestiole en impose, même de loin. Eh bien voilà, toutes les cases sont cochées. Bingo !
Note : si vous voulez voir à quoi ressemble un léopard, allez sur Google… Mais sur le moment, nous étions tous trop occupés à contempler pour envisager de prendre des photos !


























Plein les mirettes !