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Opulence de ruines

Sigiriya → Polonnaruwa – 30 min, puis 1 h 15 de bus

Polonnaruwa n’a pas occupé le devant de la scène sri-lankaise bien longtemps, mais le royaume a laissé à la postérité un prodigieux héritage (évidemment validé par l’Unesco). Au début du XIème siècle, ce sont les Cholas (tamouls) qui dirigent le Sri Lanka, les Cinghalais n’ayant eu d’autre choix que de se réfugier dans le sud montagneux. Jusqu’à ce que le roi Vijayabahu I dise marre, s’empare de Polonnaruwa (où les Cholas s’étaient confortablement installés) en 1070, et en fasse la capitale d’un puissant royaume, avec à la clé un nouvel âge d’or pour le bouddhisme. À sa mort en 1110, le royaume explose en plusieurs entités (un classique), mais connaît une nouvelle unification en 1153 sous le règne de Parakramabahu I, le petit-fils, qui avait visiblement les mêmes rêves de grandeur que son grand-père. Encore 33 années d’un âge d’or bis, la plupart des monuments que l’on peut toujours observer aujourd’hui datant de cette époque… Ensuite, ça n’ira plus qu’à vau-l’eau, et la cité sera définitivement détruite / abandonnée en 1236.

Voilà, peu de temps au top donc, mais pourtant, après presque un millénaire à végéter dans la jungle, la cité a encore de beaux restes. Une journée n’est pas de trop pour explorer ceux-ci, j’y ai passé la bagatelle de huit heures, en combinant la marche et le vélo (les vestiges étant assez étalés). Anciens palais, temples, stupas, monastères, bains, hôpitaux… Certains bâtiments n’ont plus que quelques fondations à montrer (bien sûr seule la pierre a survécu aux siècles, le bois, massivement utilisé, a disparu depuis longtemps) ; d’autres sont encore très impressionnants. Certains sont envahis par une horde de touristes ou de pèlerins locaux (plusieurs sites sont toujours consacrés, déchaussage obligatoire), et les vendeurs ambulants peuvent être insistants ; d’autres sont miraculeusement déserts, à l’exception de quelques varans alanguis, ou même de cerfs, croisés à plusieurs reprises. Certains méritent tout juste une ou deux photos ; d’autres dégagent une énergie incroyable, et sont photogéniques en diable. Pour sûr, un incontournable pour qui s’intéresse aux vieilles pierres. Cette île ne manque décidément pas d’atouts.

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