Colombo → Unawatuna – 45 min de bus, puis 3 h de train, puis 20 min de bus
Depuis mon long passage sur Wayalailai, j’ai l’impression que le « Fidji time » a quelque peu déteint sur moi. Et je me retrouve en difficulté pour tout ce qui est planification. Alors ce n’est pas que je n’en ai plus la capacité (du moins, j’espère l’avoir toujours), c’est plutôt que j’apprécie de plus en plus de me laisser porter par les évènements. Si depuis le début de Vadrouilles, je me suis toujours laissé la possibilité de changer mes plans, ne réservant par exemple transports et hébergements qu’une petite semaine à l’avance, j’ai désormais tendance à réaliser que je ne sais pas où je dors le lendemain soir, et que je n’ai absolument aucune idée de comment me rendre là où je finis par réserver.
Parfois, le pays ne s’y prête pas vraiment. Comme par exemple la Nouvelle-Calédonie (ou la France, par extension). Sans un minimum d’anticipation, on se retrouve facilement devant un musée fermé, ou un ferry complet. Et surtout, un peu coincé à Nouméa faute de transports en communs, car j’ai du mal à envisager de louer seul un véhicule (à part un scooter bien sûr, mais pour ça rien ne vaut l’Asie), ne conduisant plus qu’assez peu, et appréciant d’avoir un copilote.
Et puis il y a des pays comme le Sri Lanka, où il semblerait que même en haute saison (à savoir maintenant), tout puisse se décider au dernier moment. Bon évidemment, ils se sont quand même mangés un énorme cyclone en novembre, donc j’imagine que beaucoup de gens ont annulé leurs vacances en conséquence. Mais tout de même, cela semble étonnamment facile et sans prise de tête de tracer sa route dans la « Perle de l’Océan Indien ». Par exemple aujourd’hui, j’ai dû relier l’aéroport de Colombo, loin au nord de la capitale, à Unawatuna, une petite station balnéaire tout au sud de l’île. Rien de plus simple en réalité. Il suffit d’abord de grimper dans un bus rempli à ras bord en direction de la métropole. Puis de marcher un peu jusqu’à la gare centrale de Colombo, de voir qu’un train pour Galle part d’ici une bonne heure, d’acheter un délicieux petit ticket cartonné « 2nde classe » au comptoir, et de s’asseoir où l’on peut dans un train antédiluvien bondé. Je touche ensuite au but : encore un coup de bus pour les derniers kilomètres, un signe au chauffeur pour s’arrêter, et me voici enfin devant ma guest house réservée la veille. Le tout sans aucun stress. À bon entendeur…












Tu retrouves la couleur… l’Inde n’est pas loin !
Je peux presque en voir les côtes !