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De merveilles en merveilles

Otavalo

Décidément, l’Équateur sait y faire pour nous en mettre plein la vue. Entre Pichincha et Cotopaxi, j’ai eu ma dose de panoramas spectaculaires. Mais je n’avais pas encore eu droit à un beau cratère, l’âme du volcan. C’est désormais chose faite, avec la Laguna Cuicocha, une caldeira sur les flancs du Cotacachi (4 939 m). Or vous l’avez peut-être noté, laguna signifie que cette dépression est remplie d’eau. Avec en bonus deux îles au milieu de cette lagune. La forme de la plus grande peut éventuellement rappeler celle d’un cochon d’inde (on en voit partout dans les Andes quand on a les crocs…). Or Cuicocha signifie en quichua (la langue locale) littéralement « lac du cochon d’inde ». Et donc oui, Laguna Cuicocha est une terrible redondance. Mais passons. Il va sans dire que faire le tour de cette lagune, une grosse douzaine de kilomètres entre 3 100 et 3 500 mètres d’altitude, est une évidence. C’est tout simplement superbe, les images parlent d’elles-mêmes.

Si vous avez encore un peu de jus, vous pouvez reprendre un bus local jusqu’à Cotacachi. La bourgade, pas le volcan. Et oui, n’hésitez jamais à monter dans ces bus, souvent bondés, mais tellement pratiques et bon marché. Cotacachi, c’est l’archétype de la petite ville andine pépère. Une artère commerçante, spécialisée ici dans le cuir (si vous voulez votre veste de Hells Angels à un prix défiant toute concurrence, vous êtes au bon endroit), quelques vestiges coloniaux, une large place ombragée au cœur de l’agglomération, bordée par une imposante église et une mairie pas spécialement glamour. Étrangement, une petite communauté de retraités américains s’est installée dans le coin. Nous on a le Portugal, chacun son truc.

À noter qu’aujourd’hui se sont tenues les élections générales en Équateur, où sont élus le président, le vice-président, les députés nationaux et provinciaux. Après des mois d’une campagne électorale émaillée d’assassinats, dans un pays rongé par l’insécurité et la corruption, les gens ne semblent pas vraiment se faire d’illusion. Mais le vote est obligatoire, alors il faut bien faire semblant… La lutte contre la délinquance est évidemment au cœur des programmes, avec pour les deux principaux candidats, soit une approche ultra-sécuritaire de type « tout le monde en tôle », soit une approche plus respectueuse des droits humains, et des investissements dans les infrastructures, l’éducation ou la santé. Étant donné la tendance actuelle au niveau mondial, gageons que le premier l’emportera (d’autant plus que la seconde est une femme…).

4 Comments

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