Otavalo
Le samedi, tout le nord de l’Équateur semble se donner rendez-vous à Otavalo pour la grande feria hebdomadaire. Les femmes sortent leurs belles robes brodées, les hommes se coiffent de leurs élégants panamas, et c’est parti pour une session d’âpres négociations. Le marché est multiséculaire, et si les touristes se sont désormais un peu mêlés à la fête, ils restent très largement minoritaires.
Otavalo est une ville de négoce, et depuis toujours les artisans des villages alentours viennent y vendre leurs produits : ponchos bien sûr, tapis, sacs brodés, étoles en alpaga, bonnets et chapeaux, bijoux, ustensiles en bois, instruments de musique, hamacs, peintures (Guayasamin est allègrement copié)… Il faut désormais rajouter à cela tout le made in China : t-shirts imprimés, fausses baskets, et des stands entiers dédiés aux capybaras (peluches, pyjamas, cartes à collectionner…), qui sont particulièrement à la mode ces temps-ci (pourtant l’animal n’est pas vraiment nouveau, allez comprendre). Et là je ne vous parle bien sûr que du marché artisanal. Celui-ci est présent tous les jours sur la célèbre Plaza de ponchos, mais le samedi, il déborde massivement pour envahir peu ou prou tout le centre-ville. C’est assez impressionnant. Il y a par exemple une rue entière dédiée aux bracelets brésiliens… Rajoutez à cela un marché quotidien plus « classique » de fruits & légumes, viande & poisson, droguerie, quincaillerie… Et enfin un marché aux animaux (uniquement le samedi) sur les hauteurs de la ville. Les meilleures affaires s’y font de bonne heure ! Vaches, chevaux, moutons, chèvres, cochons, canards, poules (et coqs de combat), cailles, pigeons, lapins, et bien sûr, cochons d’inde. Pas comme animaux de compagnie, vous vous en doutez…
Partout, beaucoup de bruits, d’odeurs, de couleurs, une foule parfois compacte, des travées parfois presque vides, des sourires, des interpellations (mais en quantité raisonnable), des discussions. Et, inévitablement, quelques achats.


























Que de couleurs !
La quête permanente d’un daltonien !
J’aime beaucoup les gens…on est vraiment ailleurs !!!
Ah oui si à l’est de l’Amérique Latine (Argentine et Brésil) je pouvais presque passer pour un local, du côté des Andes c’est plus compliqué ! 🙂