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Une bonne journée

Foz do Iguaçu

Disons-le en toute franchise : ces derniers jours au Brésil n’ont pas été incroyablement folichons… Entre une météo un peu moisie, des galères diverses de transport, une horrible migraine persistante, des nuits beaucoup trop courtes dans des établissements sans âme, des journées d’un intérêt somme toute limité, et même un déo acheté récemment qui laisse des traces blanches sur mes vêtements (scandale !), j’avais hâte de sortir de ce cycle « bof ».

Il suffit parfois d’une journée exceptionnelle, comme ce 1er janvier 2025.

D’ailleurs en temps normal, un 1er janvier sert principalement à cuver et à digérer. Mais lorsqu’on se réveille frais et dispo à Foz, le mieux est de sauter dans un bus local pour rejoindre en une grosse demi-heure l’une des merveilles naturelles de ce monde : les chutes d’Iguaçu. Les superlatifs manquent pour décrire cet incroyable spectacle. Quelques chiffres surréalistes tout de même : 275 sauts répartis sur près de 3 kilomètres, 82 m pour le plus grand. Un débit total de 6 000 m3/s en moyenne, quatre fois celui du Rhône. Un bon gros « effet waouh »… En bonus, on est en pleine jungle, donc vous pouvez rajouter au spectacle des singes, des varans, des papillons multicolores, et surtout d’adorables coatis chapardeurs absolument pas farouches (qu’on se contente néanmoins de regarder, on ne touche pas et surtout on ne nourrit pas ! – un petit rappel ne fait jamais de mal). Le revers de la médaille, c’est que bien sûr vous n’êtes pas le seul à vouloir voir tout ça. Mais bon, un matin de 1er janvier, il n’y a pas non plus foule (tout est relatif), youhou !

Cela pourrait suffire pour une superbe journée, avec des souvenirs pour la vie. Mais en prime, à quelques encablures des chutes, on trouve le Parque das Aves, un petit parc ornithologique dédié (presque) exclusivement aux oiseaux de la forêt atlantique, pour beaucoup extrêmement menacés (rappel de la leçon de géographie, la forêt atlantique, du fait des activités humaines, n’occupe plus aujourd’hui que 7,3% de sa surface initiale). Alors on s’émerveille devant le camouflage parfait de l’étrange Potoo, et on verse sa petite larme en admirant les tout derniers Hocco mitou, éteints à l’état sauvage (les 5 ultimes spécimens ont été recueillis ici, et aujourd’hui ils sont près de 40 en captivité, répartis dans plusieurs parcs…). Ce qui est chouette, c’est que les volières sont vastes, construites directement dans la forêt, et on peut déambuler librement dans bon nombre d’entre elles. Les oiseaux semblent en forme, sachant que plus de 50% d’entre eux ont été sauvés d’élevages illégaux ou voués à une mort certaine dans la nature. Chose peut-être encore plus incroyable : je n’ai pas vu de comportements inappropriés chez les visiteurs, mais uniquement des regards émerveillés, comme quoi tout n’est peut-être pas encore perdu pour l’espèce humaine…

Plus qu’à prendre un bus dans le sens contraire, déguster un bon dîner local, et aller écrire cet article. Aaah, en voilà une journée qui fait du bien !  

Note : lorsque l’on prend 650 photos dans une journée (contre une moyenne habituelle de 200), c’est que celle-ci est effectivement plutôt exceptionnelle (ou du moins très photogénique). Bon je vais peut-être étaler sur plusieurs jours…

4 Comments

  1. Jean-Marie Perrot

    On avait vu au Parc national de Plitvice en Croatie de superbes chutes d’eau…mais là, cela semble irréel de grandeur et de beauté !
    L’homme est bien petit à côté…surtout avec ses conneries !

    • Vadrouilleur

      Ne dévalorisons pas les belles chutes de Plitvice, qui sont particulièrement mignonnes ! 🙂 Bon c’est sûr qu’elles font un peu petit joueur à côté d’Iguaçu…

  2. Sandinho

    Faune et flore incroyables! J’espère que ça ira mieux pour dormir par la suite. La bise et la bonne année le vadrouilleur.

    • Vadrouilleur

      Le problème c’est que j’ai tendance à me coucher plus tard que les locaux, mais à me réveiller avec eux faute d’isolation phonique… 🙂 Bonne année mate, et profite bien du dry january ! :p

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