Buenos Aires
Étonnamment, je tente un second passage dans un pays qui ne m’avait pas emballé plus que ça il y a 10 ans. J’étais resté fasciné par les gigantesques immeubles de glace se détachant avec fracas du Perito Moreno, l’un des rares glaciers au monde à ne pas rétrécir. J’avais eu la chance d’apercevoir le sommet du Fitz Roy, immense pyramide rocheuse généralement cachée derrière d’épais nuages. J’avais arpenté les verts sentiers des environs de Bariloche, au cœur de la « Suisse argentine ». Enfin j’avais admiré la délicate architecture coloniale de Salta, dernière grande ville avant l’altiplano bolivien. C’était un plutôt chouette programme non ? Pour autant, j’avais trouvé que si les attractions étaient là, la longue crise économique qui secouait alors l’Argentine pesait lourdement sur une population faisant plutôt grise mine, surtout comparée aux voisins chiliens, qui m’avaient paru alors beaucoup plus avenants. Et mine de rien, c’était là que j’avais réalisé l’importance de l’état d’esprit des habitants lorsque l’on se fait une opinion sur leur pays, beaux paysages ou non.
Pourquoi revenir alors ? Eh bien déjà ça ne mange pas de pain de se faire une deuxième opinion. Après tout, la crise est loin, et les Argentins ont désormais une belle confiance en l’avenir, notamment grâce à un président exceptionnel élu depuis un an. Nan je déconne ! La crise est toujours bien là, et les inégalités n’ont jamais été aussi criantes ; un président populiste et ultra-libéral ne devrait pas vraiment changer cette donne… Bon en fait c’est surtout que lors de mon premier passage dans le pays, tout de même vaste comme 5-6 fois la France, je m’étais cantonné à longer la Cordillère des Andes, me condamnant ainsi à faire l’impasse sur deux destinations qui me donnaient pourtant fortement envie : Buenos Aires (ça c’est en cours), et les chutes d’Iguazú (ça c’est dans un bon mois). Trois destinations même, puisque j’adorerais aussi faire un crochet du côté de la péninsule Valdés, qui abrite une faune marine tout simplement exceptionnelle. Mais c’est tout de même à 1500 kilomètres d’ici. Bon… Eh bien il me faudra re-revenir je suppose ! Qui sait, peut-être qu’entretemps je serai même tombé amoureux de cette malheureuse mais attachante Argentine.






























Comment se vit l’attente de Noël à Buenos aires ?
Pas l’impression qu’on soit trop à fond « Navidad » pour le moment, à part les crèches dans les églises, et un peu de déco dans la rue…
Je viens de regarder Strava : tu as bien arpenté hier, reprise de l’entraînement !
Avec des pieds bien douloureux à la clé, plus habitués…
Les pieds au chaud…d’une saison déjà chaude je suppose ! Plus habitué non plus !
Oui on n’est pas loin des 30°C là, avec un taux d’humidité relativement conséquent. On colle vite !