Istanbul
Hier je n’étais pas allé tout à fait au bout de l’Europe, il me fallait encore atteindre le Bosphore. C’est chose faite, 222 jours après mon départ d’Angers. Or depuis des études dans les Côtes-d’Armor (22), j’ai une réelle affection pour le 2. Le hasard fait parfois bien les choses.
Cette traversée de l’Europe à vélo (et un peu en train, en bateau et en avion, j’assume) n’avait pas vraiment d’autres objectifs que de me réjouir et de m’enrichir (pas financièrement vous vous en doutez). Néanmoins la « Quête des points extrêmes » aura été déterminante dans la conception de mon parcours. Ça et l’envie d’éviter une redite du dernier périple, bien sûr. Sud de l’Espagne. Ouest du Portugal. Nord de la Norvège. Et désormais… Bon je ne peux décemment pas parler du point le plus à l’est de l’Europe, qui se trouve en plein cœur de la Russie. Ni même de point le plus à l’est de l’Union Européenne. Disons donc le point le plus symboliquement à l’est, puisqu’il me suffit désormais de traverser un mini-bras de mer pour me retrouver en Asie.
Petit bilan ? Certes je ne m’arrête pas tout de suite, mais j’ai pour le moment fini de pédaler. 222 jours de périple donc (avec tout de même une pause d’un mois en France au milieu). France-Espagne-Portugal-Espagne-France-Suisse-France-Allemagne-Danemark-Suède-Norvège (sans le vélo)-Suède-Finlande-Estonie-Lettonie-Lituanie-Pologne-Slovaquie-Hongrie-Roumanie-Bulgarie-Turquie (oh, 22 !). 129 étapes (je ne compte pas mes squats divers en France), 104 à la force des mollets (les autres grâce à des moteurs divers). Environ 8 000 km pédalés horizontalement, un poil plus de 52 km verticalement. Seulement trois crevaisons, dont deux à quelques minutes d’intervalle (à cause d’un minuscule bout de silex acéré !). Et deux changements de chaîne par anticipation, je préfère bizarrement ça à un cassage au milieu de la pampa.
Voilà, plus qu’à trouver le moyen de renvoyer mon fidèle compagnon de métal en toute sécurité en France. En attendant, je profite de mon 222ème jour de vadrouilles pour commencer d’explorer (à pied !) la bouillonnante Istanbul. Tout à la fois encore européenne, et déjà tellement orientale. À la fois une conclusion, et la promesse de nouvelles aventures.





Moi qui croyais que c’était Erdogan le maitre des lieux !
C’est ce qu’il veut faire croire, mais il doit déjà négocier avec la mafia des chats…
Je ne te souhaite pas l’expression d’argot : » 22, voilà les flics ! » 🤣
Et pourtant elle était régulièrement utilisée pendant nos études, les plaintes pour tapage étaient fréquentes… 🙂