Turda → Alba Iulia – 70 km
Il est nettement plus plaisant de faire du vélo sous un soleil radieux que sous le déluge. Qui l’eût cru ?
Il est possible de pédaler sans décéder sur les nationales roumaines, du moins quand elles sont à proximité d’une autoroute qui draine une partie conséquente du trafic. Qui l’eût cru ?
Les vertes collines et montagnes du coin me font penser à l’Espagne au printemps. Qui l’eût cru ?
On peut se choper des coups de soleil le 20 septembre si on ne se crème pas un minimum. Qui l’eût cru ?
La Roumanie souffre (en France du moins) d’un déficit d’attractivité, et en prime de lourds préjugés. Je me rappelle par exemple avoir été surpris il y a quelques années lorsqu’un collègue m’avait annoncé que son fils partait faire Erasmus à Cluj-Napoca. Et puis j’ai un peu lu le Lonely Planet, et je me suis dit que ça ne devait pas être si mal finalement. L’avantage quand on ne s’attend à rien, c’est qu’au pire on reste indifférent, au mieux on est agréablement surpris. Eh bien il se trouve que je suis pour le moment chaque jour très agréablement surpris. Qui l’eût cru ?
Par exemple mon étape du jour, Alba Iulia, ville moyenne au pied des Carpates. Vous connaissez ? Vous devriez. La ville est vraiment superbe, du moins l’imposante forteresse étoilée qui en occupe tout le centre, parfaitement conservée, couverte de statues, de palais et de cathédrales. Il y a même quelques vestiges romains qui traînent. La ville fût un temps la capitale de la principauté de Transylvanie, et c’est surtout ici que fut signé le 1er décembre 1918 le traité d’unification de la Transylvanie au « Vieux Royaume », créant ainsi la Roumanie moderne. Qui l’eût cru ?



Ravie que la Roumanie te séduise !
Bon je reste quand même fidèle à ma chérie hein…
On te l’avais bien dit, il faut aller en Roumanie ! C’est plein de bonnes surprises, sans parler de l’accueil !
Oui, pour l’instant tout il est bien ! :p