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Trois pour le prix d’un

Varéna → Druskininkai – 60 km

Dernière étape lituanienne, avec la traversée du plus grand parc national du pays, Dzūkija, une vaste étendue boisée (des pins, des pins, et encore des pins), coincée entre la Pologne et la Biélorussie. Je suis d’ailleurs passé à moins de deux kilomètres des frontières de cette dernière, petit coup d’adrénaline, histoire de pédaler plus vite. Triste destin aussi que celui des Biélorusses, coincés dans une dictature pathétique, dirigés par un larbin ventripotent au service du Kremlin. Espérons que tout cela s’écroule prochainement…

À l’arrivée, Druskininkai, une célèbre station thermale réputée pour ses eaux miraculeuses depuis le XVIIIème. Miraculeuses peut-être, mais franchement horribles à boire (très riches en sodium). Enfin si cela me fait gagner dix ans de vie, je veux bien faire l’effort. Ici le soviétisme a comme ailleurs fait des ravages architecturaux, mais la ville a su retrouver sa gloire d’antan en restaurant de nombreuses belles demeures en bois du XIXème. Aujourd’hui les curistes affluent, mais aussi d’autres touristes plus traditionnels, attirés par un gros centre aquatique (classique) ainsi que par une piste de ski intérieure (nettement moins classique). Il a fallu que j’aille voir ça, vous vous en doutez : très étrange de se retrouver en short / t-shirt dans la neige. Je pensais que ça n’existait qu’à Dubaï, mais non, il semblerait que les Émiratis n’aient pas l’apanage des aberrations écologiques…

Et me voici donc au terme de mon périple chez les Baltes, 20 jours pour traverser les trois pays (dont une petite parenthèse enchantée au milieu). Comme évoqué en préambule il y a trois semaines, on a bien affaire à des pays avec des points communs, mais éminemment différents. Trois langues à apprendre (du moins les quelques mots de base), et elles ne se ressemblent pas vraiment. Trois capitales vraiment superbes, mais chacune dans son style. De la verte campagne quasi déserte, globalement plate (youpi), de moins en moins boisée à mesure que je descendais vers le sud. Des routes pas toujours folichonnes, mais globalement des conducteurs plutôt respectueux des cyclistes. Des gens austères, parfois méfiants au premier abord, mais qui souvent s’illuminent après un sourire et quelques mots dans leur langue (j’en ai aussi croisé quelques-uns qui m’ont fait de grands saluts du haut de leur tracteur ou depuis le perron de leur maison, de quoi mettre du baume au cœur pour toute une étape !). Un coût de la vie nettement plus abordable que les voisins nordiques, surtout pour la nourriture, j’ai souvent pu me régaler pour le prix d’une demie-pizza norvégienne… Un riche patrimoine à découvrir, au carrefour de plusieurs civilisations. Bref, vous l’aurez compris, plutôt séduit par ce petit bout d’Europe. Allez juger par vous-même !

5 Comments

  1. P'pa

    Même là-bas on te colle de la neige en été ? Je vais faire une suggestion : faire un soleil artificiel et reconstituer de grandes plages de sable avec une température de l’air de 40°C, mais tout ceci au delà du cercle polaire bien sûr, sinon c’est trop facile. Je suis sûr que ça pourrait prendre. Si certains ont un peu d’argent à investir…

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