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Leçon du jour III

Vabalninkas → Anykščiai – 75 km

Me voici dans une station de ski. Sans neige bien sûr, nous sommes en août. Et sans montagne, ça c’est plus étrange. Une colline tout au mieux. Qui propose en été de la luge sur rail, original. En tout cas la petite ville est mignonne, et elle ne semble pas devoir se vider de ses habitants pour le moment, ouf.

Allez, découvrons ensemble notre troisième pays balte. Promis cette fois pas de copier-coller.

Même si niveau géographie, on reste toujours sur du similaire. Taille identique à la Lettonie, mais une population relativement plus importante, moins de forêts = plus de champs = plus d’humains. Enfin bon, tout cela reste relativement désert quand même. Historiquement beaucoup de marécages, mais la plupart ont été drainés. Et toujours une parfaite platitude pour pédaler : point culminant à 294 mètres, très raisonnable.

Niveau histoire, la Lituanie s’éloigne un peu de ses voisins, du moins en ce qui concerne les temps anciens. Comme l’Estonie et la Lettonie, pendant longtemps des tribus païennes occupent paisiblement ces riches territoires. Mais quand les croisés allemands débarquent plus au nord et créent la Confédération livonienne, les tribus locales s’unissent en un Grand-duché de Lituanie. Et la chose leur réussit plutôt bien : en plus de résister aux croisés au nord, le grand-duché s’étend largement à l’est et au sud, jusqu’à englober, à la fin du XIVème siècle, la Biélorussie, une bonne partie de l’Ukraine, et de larges pans de la Russie. Et comme ce n’était toujours pas suffisant, Jagailo, le grand-duc de l’époque (il avait effectivement une vague tête de hibou), un ambitieux, se convertit au catholicisme et épouse l’héritière du trône de Pologne, devenant ainsi Ladislas II Jagellon, roi de Pologne-Lituanie, régnant sur un immense territoire sans équivalent en Europe.

Jusqu’en XVIème siècle, il n’existe pas vraiment d’unité nationale, et le grand-duché conserve une très large autonomie. Mais petit à petit, le christianisme s’impose, ainsi que la langue polonaise, qui se mélange avec les dialectes locaux. Ça devait être tellement simple de se faire comprendre… En 1569, la République des Deux Nations voit le jour, plus qu’une seule couronne (certes une république, mais dirigée par un roi), et la capitale migre à Varsovie, la Lituanie s’efface un peu sous l’influence polonaise. Mine de rien ça durera deux siècles, jusqu’en 1795. Date à laquelle les Russes débarquent, cf. l’histoire des voisins. Les Lituaniens auront eu quand même presque un siècle de sursis, ce n’est pas rien !

Pour la suite, je vous laisse chantonner avec moi : vaine tentative de russification, faut pas nous prendre pour des pions ; en 1918 c’est l’indépendance, tout le monde danse ; Seconde Guerre Mondiale, elle fait bien mal (le pays perd quand même 30% de sa population, joli travail d’extermination…) ; république soviétique, aïe aïe ça pique ; en 1990 nouvelle indépendance, on retente notre chance ; enfin OTAN et Union Européenne, pour rendre le tout un peu plus pérenne…

2 Comments

    • Vadrouilleur

      Assez originale qui plus est : la Diète élisait un roi à vie, et définissait des lois qui perdureraient tout au long du règne du monarque. A la mort du souverain, nouveau vote, et potentiellement nouvelles lois…

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