Goyambokka
J’aime bien les animaux. J’ai d’ailleurs tendance à les préférer à bon nombre de mes congénères. Et plus que tout, j’adore les observer dans leur milieu naturel. Sur terre. Sous l’eau. Dans les airs aussi, mais c’est plus compliqué. Or le Sri Lanka, malgré sa petite taille, héberge un sacré paquet d’espèces emblématiques. Des singes, des varans, des paons. Eux, vous êtes à peu près sûr de les croiser quotidiennement, pour peu que vous ne résidiez pas en pleine ville. J’ai aperçu pas mal de mangoustes aussi. Plein d’écureuils palmistes. Et des oiseaux en tout genre. Des espèces ici tout ce qu’il y a de plus « communes ».
D’autres incroyables bestioles sont en revanche plus difficilement observables. Et le problème, c’est que la terrifiante combinaison ‘tourisme de masse plus pays en développement’ fait que les conditions d’observation sont devenues particulièrement problématiques. Et par amour pour ces bestioles, je ne peux tout simplement pas cautionner. Drapeaux rouges.
Tiens ce matin, je regarde où mon scooter peut me mener. Oh tiens, un superbe temple avec un gigantesque Bouddha assis. Vérifions les commentaires Google. Un éléphant enchaîné pour prendre des selfies. Bon bah non.
Mirissa, l’un des rares endroits de la planète où il est possible de croiser la route de baleines bleues ! En pratique, des dizaines de bateaux surchargés qui prennent en chasse les titanesques mammifères (enfin, certains font attention à respecter des distances de sécurité bien sûr, mais à quoi bon être dans un bateau respectueux si dix autres autour font n’importe quoi). Bon bah non.
Rekawa, une superbe plage déserte qui sert depuis toujours de lieu de ponte à cinq espèces de tortues marines. Tous les soirs, des groupes de touristes encadrés par des « guides » peu scrupuleux s’approchent beaucoup trop près, utilisent le flash de leur appareil photo, parfois même manipulent les pauvres reptiles, qui se retrouvent régulièrement contraints de faire demi-tour. Bon bah non.
Le parc national de Yala, où la concentration de léopards au km² est la plus importante du monde. Tous les matins à l’aube, 500 jeeps décaties partent à la queue leu leu quadriller les pistes du parc. Sitôt l’animal repéré, c’est la cohue, et vous avez de bonnes chances de vous retrouver pris dans un embouteillage, au milieu d’un nuage noir de gaz d’échappements. Bon bah non.
Alors je rassure mes lecteurs intéressés par une éventuelle visite du Sri Lanka : déjà le pays a plein d’autres qualités ; et ensuite, du moins pour les éléphants et les léopards, il existe des solutions alternatives, avec des parcs nationaux nettement (nettement !) moins fréquentés. Bien sûr les chances d’y observer le majestueux félin y sont aussi nettement plus restreintes. Mais l’éventuelle rencontre n’en est-elle pas d’autant plus gratifiante ?


































J’adore le singe en conversation avec bouddha !
Merci pour les photos comme ça.
Merci pour les commentaires, les nombreuses belles photos. Le bus bien décoré il a des horaires fixes, ou il attend d’être plein pour entreprendre sa course ?