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Doigts de pieds en éventail

Île des Pins

Au classement des îles paradisiaques, celle des Pins se prélasse sans forcer dans les premières places. Même ces râleurs de Français, qui sont ici nombreux, se retrouvent souvent cois. Oh on pourrait toujours chipoter sur la qualité du récif, pas le plus flamboyant ; ou encore sur la cherté de la vie sur place, qui fait qu’il n’est pas vraiment envisageable pour un voyageur au long cours de s’éterniser ici plus de quelques jours.

Mais cela mis à part, tout, absolument tout y est : deux vastes baies photogéniques à outrance ; plus tout un tas d’autres petites plages désertes pour qui veut explorer un peu ; un sable d’une finesse de l’ordre du micron ; des nuances de bleu invraisemblables (petit décrochage de mâchoire en descendant du ferry) ; des résidents (moins de 2 000 habitants sur l’île, répartis entre la « capitale » Vao et quelques tribus éparpillées) généreux dans les salutations, au sourire contagieux ; un calme à peine troublé par les rares voitures, limitées à 50 km/h ; tout de même quelques sentiers de randonnée pour se dégourdir un peu les jambes ; des tortues et des raies mantas si l’on prend le large (ma toute première manta aujourd’hui, enfin, fort longtemps que j’attends ça !), avec de parfaits îlots pour pique-niquer ; et bien sûr de la bonne bouffe, réputation française oblige. Pas de bestioles désagréables (si ce n’est évidemment quelques moustiques tout de même), pas de maladies tropicales, l’eau du robinet est même potable !

Non, j’ai beau chercher, je ne trouve vraiment pas grand-chose à redire. Si vous êtes prêts à faire 24 h d’avion, et à attaquer un chouia vos précieuses économies, difficile de battre l’île des Pins et ses décors de carte postale. Je vous rassure, Wayalailai n’est pas détrônée dans mon cœur, je ne suis pas si volage. Mais revenir ici en bonne compagnie ne serait certainement pas pour me déplaire !

3 Comments

  1. p'pa

    Plusieurs espèces de « tricots rayés » je crois et par lesquelles il n’est pas recommandé de se faire mordre. Mais je laisse la réponse à celui qui les a vus de près.

    • Vadrouilleur

      Alors je confirme, trois espèces partagent ce nom vernaculaire, toutes endémiques de Nouvelle-Calédonie. Ce sont des serpents marins qui vivent la plupart du temps à terre. Ils sont extrêmement venimeux (10 fois le Cobra Royal), mais ne mordent que très rarement. Les enfants locaux ont l’habitude de jouer avec…

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