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Une capitale française, sous les tropiques

Nouméa

Voilà, j’ai fait mon plein de wifi, de clim et de machine à laver, je vais pouvoir reprendre la route. En tout cas Nouméa est loin d’être désagréable. Elle rappelle peu ou prou une ville moyenne française, type Dijon ou Angers, pour en citer deux que je connais plutôt bien. Alors évidemment, il ne faut pas chercher un château médiéval ou des maisons à colombage au centre-ville, seules quelques rares élégantes bâtisses coloniales du XIXème ont survécu. Une vaste place ombragée occupe le cœur de ce petit centre commerçant : la Place des Cocotiers. Et là tout de suite, le nom nous rappelle que, malgré la ressemblance, la France est tout de même très loin ; et je vous défie d’y trouver une place affublée du même patronyme.

Pour compléter le tableau, l’océan s’invite un peu partout à Nouméa, la presqu’île hébergeant la ville étant particulièrement découpée. Et quand l’océan n’y est pas, ce sont les collines qui prennent la relève, parsemées de jolies villas : les mollets sont ici rapidement mis à l’épreuve, sauf à longer la côte, via une agréable promenade. Les déchets sont rares. Normal me direz-vous ? Pour l’Europe peut-être; pour le reste du monde, c’est encore trop exceptionnel pour ne pas être signalé. Quelques petits musées, un parc zoologique et un aquarium se chargent d’occuper culturellement le touriste pour quelques jours. Lorsqu’il pleut du moins. Car sinon, le vacancier préférera peut-être lézarder sur les plages de l’Anse Vata et de la Baie des Citrons, qui ne désemplissent pas à la nuit tombée, puisque l’essentiel de la vie nocturne s’y concentre. Si ces plages sont plutôt belles, et ravissent aussi bien baigneurs que véliplanchistes (à condition de slalomer entre les requins), les amateurs de fonds marins devront néanmoins grimper dans un bateau pour rejoindre des îlots à quelques encablures. Et pour les plongeurs, c’est encore un peu plus loin, mais apparemment cela vaut le détour. Peut-être plus tard en ce qui me concerne !

Une ville où il fait bon vivre donc, du moins quand elle n’est pas brûlée par des émeutiers mécontents : dans certains quartiers, les stigmates sont encore bien visibles. J’y reviendrai avec plaisir avant de quitter la Nouvelle-Calédonie. Mais pour l’heure, il est temps de gagner la paradisiaque Île des Pins. Un Wayalailai 2 ? Suspense.

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