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Oh ! Oh ! Oh !

Wayalailai

Noël 2024 n’avait pas été particulièrement plaisant, même si le cadre était plutôt sympathique, d’ailleurs relativement similaire à celui que j’ai aujourd’hui sous les yeux : une île tropicale, des plages, de la jungle, un petit village. La comparaison s’arrête là. Il pleuvait presque continuellement. Et surtout, j’avais ressenti tout le poids de la solitude du voyageur très loin des siens. Ici, je suis en famille. Bon, pas exactement la mienne, mais qu’importe. Pour moitié composée d’autres voyageurs, et pour moitié de Fidjiens, ce qui constitue un mélange tout à fait plaisant. Le seul truc, c’est que cette nouvelle famille parle exclusivement anglais. Parfois avec un accent à couper au couteau. On fait avec.

Que fait-on aux Fidji pour Noël ? Alors je ne peux pas forcément parler pour les 322 îles de l’archipel, mais voici comment se passe à Wayalailai. Tout d’abord, on décore l’atrium bien sûr, à coup de rubans et de ballons. Ensuite, en guise de repas de réveillon, nous avons eu droit… eh bien de façon fort cocasse à un repas plus léger que d’habitude, préparé avec ce qu’il restait dans le garde-manger. Car les ravitailleurs, qui font régulièrement le trajet entre notre petite île et la ville de Lautoka sur le « continent », sont tombés en panne moteur sur la route du retour. Pas de provisions, pas de réveillon ! Pas très grave, les cuistots sont excellents ici, et même les fonds de placard valent le détour. Le repas terminé, les enfants du village voisin sont venus en nombre (avec quelques parents) pour nous honorer de quelques chants de Noël. Superbe, comme d’habitude dès que les Fidjiens se mettent à chanter. Les enfants ont ensuite eu droit à une distribution de friandises, tandis que les adultes se sont attelés sérieusement à leur occupation favorite en cette période de fêtes : boire du kava. Une fois n’est pas coutume, je me suis joint à eux, ce n’est pas tous les jours Noël (et je confirme : je n’aime vraiment pas ça…).

Quant au 25, il commence par la messe évidemment… à 5 heures du matin ! Ce qui est parfaitement indécent. Difficile de combiner kava la veille et messe aux aurores ; tant pis pour cette dernière. Ensuite ? Eh bien ensuite il est temps de se remettre au kava (sans moi cette fois-ci) pour l’apéro, puis de partager un copieux repas de Noël sur une belle tablée. Les plats du jour sont 100 % fidjiens (ce qui est loin d’être toujours le cas), et toujours aussi goûtus. Voilà. Rien de plus. Les Fidjiens passeront joyeusement leur après-midi autour de la bassine de kava. Les touristes vaqueront à leurs occupations habituelles. Le temps est superbe. La mer est d’un calme olympien. Une journée de plus au Paradis.

2 Comments

    • Vadrouilleur

      Oh ce n’est pas le kava qui tue les Fidjiens, le diabète s’en charge bien avant ! Le kava peut juste leur faire une peau « de crocodile » apparemment…

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