Menu Fermer

En terre inconnue

Vama Veche → Balchik – 80 km

Vous connaissez, vous, la Bulgarie ? Eh bien moi non plus. Je sais que c’est en Europe. Je connais le nom de la capitale, Sofia, parce que j’aime bien apprendre les noms des capitales (en l’occurrence je n’y passerai pas, c’est de l’autre côté du pays). Et oui les yaourts bien sûr (j’ai vérifié, ils viennent vraiment du coin). Mais alors à part ça…. La Bulgarie serait-elle le pays le plus mystérieux d’Europe ? Petit aperçu des premières observations.

L’étape tout d’abord. Très vilain vent de face, mais ça ce n’est pas vraiment inhérent au pays, plutôt un running gag à l’insu de mon plein gré. Ceci dit j’ai croisé un paquet d’éoliennes, alors il y a peut-être un truc. Des grosses routes plutôt en bon état, mais avec en largeur tout juste ce qu’il faut de goudron, les frôlements étaient fréquents. Des petites routes (quand elles existent) dans un état… nettement moins bon dirons-nous par politesse. Pas l’idéal non plus. Du relief bien sûr. Là d’ailleurs, si j’en crois mes cartes, ça ne fait que commencer, pas vraiment un pays plat la Bulgarie, même en suivant la côte. Et enfin des paysages pas… Bref, sur les 70 premiers kilomètres, ma courbe de plaisir tendait asymptotiquement vers le néant. Vous allez me dire « Un peu comme d’hab’ dès que t’es sur ton vélo non ? », ce à quoi je vais répondre « C’est pas faux. » Vous pourriez surenchérir par « Pourquoi tu t’acharnes alors ? » Eh bien pour les 10 derniers kilomètres en l’occurrence. Car je me suis soudain retrouvé suspendu entre mer azur et falaises crayeuses. Et que ma courbe de plaisir est remontée en flèche.

Le bled ensuite, Balchik. Lieu de villégiature de la reine Marie, épouse du roi Ferdinand de Roumanie, qui y fit construire en 1926 un petit palais d’été (car à l’époque on était ici en Roumanie). Elle avait plutôt bon goût. Pour le lieu comme pour le bâtiment. Aujourd’hui la ville est une petite station balnéaire plutôt mignonne et proprette, et avec encore de l’animation un 7 octobre, ça me change d’hier soir. À noter qu’il y avait sans doute autant de chats que d’humains, les premiers ignorant superbement les seconds, sauf quand il y a de la bouffe en jeu bien sûr. Dîner iodé pour ma part, pas ce qu’il y a de plus typique, mais on est au bord de la mer ou on n’est pas au bord de la mer ?

Voilà pour cette première journée bulgare. Une sympathique entrée en matière. Et un pays légèrement moins inconnu. Лека нощ, ще се видим утре ! Ah bah oui je ne vous avais pas prévenu, ici on écrit en cyrillique.

6 Comments

Répondre à Vadrouilleur Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *