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I have a dream

Sibiu → Mediaș – 55 km

Je rêve d’un monde sans voitures.

Un monde où piétons et cyclistes pourront marcher et pédaler en toute sérénité.

Un monde où les chats, les hérissons, les renards ne seront pas destinés à finir en un amas sanguinolent au bord d’une route.

Un monde sans pollution sonore, visuelle, olfactive, un monde à l’air pur.

Bien sûr, selon votre camp, vous me traiterez de doux rêveur, ou de dangereux bobo-écolo-arnarcho-terroriste, pourfendeur de la liberté individuelle.

Mais de quelle liberté parle-t-on exactement ? L’Homme était-il moins libre avant l’invention de ces monstres d’acier ? On a créé un besoin, sur mesure, vous faisant croire qu’il était nécessaire à votre bonheur. Et on a organisé la société autour de ce besoin.

La liberté d’aller où vous voulez ? Faux, vous ne pouvez que suivre des routes. L’unique moyen d’aller vraiment où vous voulez, c’est de marcher.

La liberté d’aller vite ? Souvent faux. En ville, le vélo est généralement plus rapide que la voiture. À la campagne, le train et le bus pourraient être beaucoup plus efficaces, s’ils n’avaient été massivement supprimés.

La liberté de ne pas se prendre la tête, de juste poser quand on veut ses fesses sur un siège capitonné, et roulez jeunesse sans aucun effort ? Certes. Ne serait-ce finalement que cela ? Peut-être. Après tout, c’est bien la définition du progrès non ? Se la couler douce.

Certains technosolutionnistes pensent que critiquer la marche du progrès, c’est nécessairement vouloir le modèle amish. Mais est-ce un réel progrès que de mettre en branle 1 500 kg d’acier et de plastique pour transporter bien souvent 80 kg de matière organique ? On a connu meilleur ratio…

Bien sûr cela impliquerait un changement profond de société. Plus égalitaire, moins individualiste.

Bien sûr il y aurait des exceptions, pour les véhicules d’utilité publique. On pourrait même imaginer la création de pistes motorisées, bien séparées des larges voies pour les mobilités douces.

Bien sûr cela risquerait d’être dur émotionnellement pour les hommes peu gâtés par la nature, qui ne pourraient plus compenser avec leurs cylindrées. Mais ils pourront toujours acheter de gros VTT.

Bien sûr cela ruinerait au passage quelques rares milliardaires, qui feront tout pour défendre bec et ongle ce système archaïque. En vain.

Bien sûr tout reste à imaginer, car personne ne semble réellement songer à la fin de l’ère automobile.

Pourtant un jour ce monde arrivera.

Un jour vous serez réveillés par le chant des oiseaux, et pas par le klaxon de votre abruti de voisin qui signale ainsi à ses enfants d’une manière fort élégante qu’ils vont être en retard à l’école s’ils ne se dépêchent pas un minimum.

Et vous vous demanderez comment vos ancêtres ont pu vivre autrement.

4 Comments

    • Vadrouilleur

      Je m’étais aussi fait la réflexion, quand on pense que le cinéma nous représente un monde postapocalyptique où tout a disparu sauf les bagnoles, je me dis que mon rêve n’est pas encore pour tout de suite… 🙂 Mais avec une steadicam et une bonne descente de VTT, tu peux aussi faire des chouettes courses poursuites à vélo ! :p

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