Wulingyuan → Zhangjiajie → Chongqing – 40 min de bus puis 3 h de train
Avec son Histoire plurimillénaire, son immense territoire et sa mosaïque de cultures, la Chine regorge bien évidemment de contes et de légendes en tout genre. Petit florilège.
Le Vieil Immortel des Fleurs. C’est l’histoire de Hua Gong, un immortel qui vit incognito dans un petit village, où il cultive un splendide jardin parfumé. Chaque jour, il plante une graine spéciale. Elle donne naissance à une superbe fleur, que les enfants du village viennent admirer. Il rit avec eux, leur offre des fruits et leur raconte des histoires. Dans ce village vit aussi Mei, une jeune fille très timide qui ne rit jamais, parle peu, et passe ses journées à aider ses parents. Hua Gong l’aime beaucoup. Alors un jour, il plante une graine qu’il conserve précieusement depuis 100 ans. Le lendemain, une jolie fleur rose éclot, et elle se met à rire, d’un rire clair, cristallin, contagieux. Rapidement, les enfants l’accompagnent. Puis les adultes. Et Mei, intriguée, a du mal à garder son sérieux. Elle finit par sourire, puis par rire, puis par partir en fou rire. Hua Gong, son travail terminé, disparaît dans un nuage de pétales. Depuis, son jardin fleurit toute l’année sans arrosage, et Mei est la jeune femme la plus joyeuse du village, connue pour son rire qui fait éclore les fleurs.
Le Bouvier et la Tisserande. C’est l’histoire de Zhinü, une tisserande divine de nuages qui s’ennuie profondément dans les cieux. Alors un jour elle prend forme humaine et descend sur Terre, où elle rencontre Niulang, un jeune bouvier pauvre mais bon, qui vit avec sa vieille vache au regard sage. Coup de foudre immédiat, mariage, deux enfants, ils vécurent heureux… jusqu’à ce que la Reine Mère du Ciel apprenne que Zhinü s’était carapatée. Furieuse, elle arrache la tisserande à sa famille et la ramène au ciel fissa. Niulang est désespéré, mais sa vache, en réalité un esprit céleste puni, lui dit d’attendre simplement sa mort puis d’utiliser sa peau magique pour voler jusqu’au ciel. Mort qui arrive le lendemain. Décidément… Le bouvier se drape donc dans la peau, fixe deux paniers dans lesquels il installe ses enfants, et décolle. La Reine Mère, toujours colère, voit le brave Niulang approcher, alors elle frappe le ciel de sa broche d’or, et fait ainsi jaillir une immense rivière entre les amoureux : la Voie Lactée. Grosse frustration, larmes sans fin. Mais le Destin finit par avoir pitié d’eux. Et chaque année, le septième jour du septième mois lunaire, des milliers et des milliers de pies se rassemblent dans le ciel pour former un pont vivant par-dessus la Voie Lactée, permettant enfin à Zhinü et Niulang de se rejoindre. Le lendemain, les pies s’envolent, et la longue attente recommence.
Zhang Gualao et son âne à l’envers. C’est l’histoire de Zhang Gualao, un immortel excentrique qui monte son fidèle âne à l’envers. Quand on lui demande pourquoi, il répond « Quand je vais quelque part, je veux voir d’où je viens, comme ça je ne regrette jamais ma route ». En prime, l’immortel plie son âne comme un éventail lorsqu’il n’en a plus besoin, et le range dans sa poche. Quand on lui demande comment il fait, il répond « Facile, il suffit d’avoir un âne qui accepte d’être plié ». Un jour, l’empereur a vent de ce vieil excentrique, et le convoque avec son âne. Il arrive sur celui-ci, à l’envers bien sûr, et replie son compagnon devant un empereur stupéfait, qui invite Maître Zhang à dîner. « Avec plaisir, mais je préfère m’asseoir à l’envers, sinon je digère mal ! »














Eh bien, je crois que Chongqing nous a un peu spoilé Hongkong ….
Je trouve que le cadre naturel de Hong-Kong est encore plus grandiose, avec la baie et les montagnes en arrière-plan ! Mais effectivement, les deux villes se font un peu concurrence ! :p
Et merci pour ces nouvelles histoires. Je connaissais juste celle du bouvier.
C’est la plus connue effectivement, l’origine de la « St Valentin chinoise » !
Effectivement, le cadre de Honh-Kong est assez fabuleux et varié. Chongqin vaut par l’organisation plutôt homogéne de ses tours et la confluence du Yantsé et de ….
Incomparables !
… et de la rivière Jialing (que dis-je une rivière, à peine un ruisseau…) !