Menu Fermer

Balade sur Pandora

Wulingyuan (Zhangjiajie)

Il est des lieux qui doivent une partie de leur notoriété à des paysages emblématiques de films ou de séries. Ainsi Dubrovnik, alias Port-Réal dans Game of Thrones. Ou l’ensemble de la Nouvelle-Zélande, particulièrement mise en valeur dans les deux trilogies du Seigneur des Anneaux et du Hobbit. Et donc, Avatar, ça vous parle ? Dans le premier épisode, outre l’omniprésente jungle bioluminescente de Pandora, une image revient régulièrement : celle d’une véritable forêt de gigantesques piliers de pierre en lévitation. Eh bien, ces piliers existent vraiment. À ceci près qu’ils ne lévitent pas bien sûr. Bienvenue dans le Parc National de Zhangjiajie.

Si depuis la sortie du film de James Cameron, la région a été officieusement renommée « parc Avatar » (notamment par les visiteurs étrangers, qui galèrent à prononcer Zhangjiajie), le gouvernement chinois n’a pas attendu l’arrivée d’un film étatsunien pour valoriser le haut-potentiel géologique, écologique et touristique des lieux, puisqu’il s’agit en fait du tout premier parc national du pays, créé en 1982. Alors fondamentalement, on est sur du paysage karstique « classique » comme l’Asie sait si bien les faire. Un peu dans l’esprit de Yangshuo. La différence ici, ce sont l’étroitesse et la hauteur des piliers, qui atteignent les 500 m de haut pour parfois à peine quelques mètres de large. Et il y en a des centaines comme ça, concentrés dans quelques vallées, dont le fond est régulièrement nappé de brume, offrant l’illusion de piliers flottant. Je n’y ai pas eu droit, il a fait grand beau, ce dont je ne saurais me plaindre.

Alors évidemment, on est sur du parc national aménagé « à la chinoise », c’est à dire avec sentiers pavés sécurisés, plateformes aménagées, téléphériques (x3), petit train, le plus grand ascenseur du monde, et, cela va de soi, des dizaines de boutiques et un McDo au sommet. Plus des milliers de visiteurs en train de se prendre en selfie, avec leur téléphone ou avec un drone. Bon. Fort heureusement, les lieux sont d’un, suffisamment spectaculaires pour (presque) réussir à faire abstraction de tout ça ; et de deux, suffisamment vastes pour régulièrement échapper à la foule, notamment lorsqu’il s’agit de monter / descendre entre les hauteurs du parc et sa base. Car 99,9 % des gens prennent un téléphérique ou autre. Et seuls quelques acharnés trouvent du plaisir à souffrir dans l’ascension / la descente de plusieurs milliers de marches. Au moins, seuls les bruits de la forêt ponctuent ces longs passages, pas de vrombissements de drones dans le coin.

Allez, trêve de blabla, place aux photos !

4 Comments

    • Vadrouilleur

      Oh bah tu sais comment ça fonctionne en Chine, j’ai choisi l’option difficile, mais pour ceux ayant plus de mal à envisager de marcher 20 km, il est tout à fait possible d’enchaîner les transports !

Répondre à Vadrouilleur Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *