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Casque au vent

Unawatuna

Le principal allié du voyageur dans sa découverte de l’Asie : le scooter. Efficace et bon marché, il vous permet d’éviter de recourir aux sempiternels tuk-tuks, totalement imperméables au concept de « marcher tranquillement pour se rendre quelque part ». Comment cela, tu vas parcourir cent mètres à pied ? Es-tu fou malheureux ? Ou pire, ruiné ? Ici on ne marche pas, sauf si nos poches sont vides. Et on part du principe que celles d’un Occidental sont pleines. On ne peut pas leur donner complètement tort à ce sujet. Mais le scooter donc. Règle numéro 1 : s’assurer de son état avant de mettre les gaz. Prendre des photos bien sûr. Règle numéro 2 : voir la règle numéro 1. C’est tout. Après, je ne saurais trop vous conseiller aussi de vous munir d’un casque, d’enfiler un t-shirt, et de vous tartiner de crème solaire. Mais c’est vous qui voyez bien sûr. Si vous voulez exposer vos pectoraux saillants couverts de tatouages ridicules, vous pouvez. La sélection naturelle fera le reste.

Pour conduire un scooter au Sri Lanka, comme dans le reste de l’Asie, il est de bon ton de démarrer par une prière dans un temple. Une petite donation, un bracelet porte-bonheur béni par un moine, et le tour est joué, vous pouvez repartir l’esprit plus tranquille. Ne pas hésiter à sortir un peu de la route principale, généralement embouteillée entre 6 h et 20 h. Si vous loupez votre embranchement, bon courage pour faire demi-tour. En revanche sitôt ce bouchon perpétuel quitté, vous êtes littéralement seuls au monde. Attention néanmoins : si les gens se sont faits la malle, il en va de même pour le goudron, l’occasion de mettre à l’épreuve vos talents en conduite sur sable.

Autour d’Unawatuna, cette grisante liberté motorisée permet de côtoyer des surfeurs professionnels sur des vagues de renom, des pêcheurs sur pilotis (l’une des photos les plus connues du Sri Lanka, en échange de quelques roupies ; j’ai passé mon tour…), un lac couvert d’oiseaux (où il est possible de faire un « safari », là encore j’ai passé mon tour…), des rizières d’un vert éclatant, des temples oubliés, des temples moins oubliés, et surtout la superbe ville fortifiée de Galle (patrimoine de l’Unesco), aux mains des Portugais, puis des Hollandais, puis des vendeurs de souvenirs.

Une bien belle journée, légèrement ternie par la perte de ma plaque d’immatriculation arrière, mal fixée. D’où l’importance de la règle numéro 1. C’est bien la peine d’aller se faire bénir tiens…

2 Comments

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